Ce 7 avril marque la cérémonie de la 32e année de commémoration du génocide perpétrée contre les Tutsis au Rwanda en 1994.
Il y a exactement 32 ans, pendant 100 jours du 07 avril au 03 juillet 1994 le Rwanda a connu une des plus grandes tragédies humaines de l’histoire. Plus d’un million d’enfants, de femmes, d’hommes dont la vie a été arrachée injustement dans des conditions d’une violence inouïe sous les yeux et dans le silence en grande partie par la communauté internationale.
Le 7 avril marque chaque année le début de la période officielle de deuil pour le Rwanda.
L’ambassadeur Festus Bizimana a rappelé que plus d’un million de vies ont été brutalement fauchées en l’espace de cent jours, soulignant que cette tragédie ne fut pas un événement soudain, mais l’aboutissement d’un processus marqué par la haine, la manipulation et la déshumanisation.
M.Festus a également salué la résilience du peuple rwandais, qui a su se relever après la tragédie en faisant le choix de l’unité, de la réconciliation et de la dignité. Il a rendu un hommage appuyé aux survivants, dont le courage constitue, selon lui, une source d’inspiration pour l’humanité.
C’est aussi à cette date que les nations unies ont instauré la journée internationale de réflexion sur le génocide perpétré contre les Tutsis en Rwanda en 1994.
Une reconnaissance qui rappelle un devoir universel, celui de se souvenir, honorer les victimes et veiller à se que de telles tragédies ne se reproduisent plus jamais.
Selon le Dr Yves Munana, président de la communauté rwandaise au Sénégal, le génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda a été planifié, organisé et mis en œuvre pendant 3 mois sous le silence coupable de la communauté internationale.
” Il est de notre devoir de rendre hommage tous ceux et toutes celles qui ont contribué à mettre fin à ce génocide. Malheureusement, nous constatons aujourd’hui des discours de haine et génocidaire prononcés par certaines personnalités” souligne M. Munana.
Cette période de recueillement est aussi un temps de réflexion sur le travail de mémoire engageant à soutenir les survivants et à réaffirmer leur engagement en faveur de la paix, de la justice et de l’unité nationale.
Dans ce contexte, le “Plus jamais ça” ne peut être un simple slogan. Il doit se traduire en actes concrets: lutte contre l’idéologie génocidaire, éducation des jeunes générations, vigilance face aux discours de haine, et engagement ferme de la communauté internationale.
De son côté, le ministre de la culture Amadou Bâ s’est exprimé avec une profonde émotion concernant ce génocide.
Il a renouvelé sa solidarité au peuple rwandais. En effet, la solidarité sénégalaise envers le Rwanda s’exprime aussi à travers le “livre des ossements”.
‹‹ Au delà du souvenir, nous saluons avec unes profonde admiration la résilience exemplaire du peuple rwandais. Ce dernier a su engager un processus remarquable pour une reconstruction nationale fondée sur la réconciliation, l’unité et la justice,›› dit M. le ministre.
La cérémonie commémorative comprend :
-Une cérémonie aux bougies et une minute de silence
-Témoignage d’un survivant
-Interludes musicaux.
B.S


