Dans un souci de modernisation et de simplification des procédures administratives, le Trésor Public a franchi une nouvelle étape en introduisant la dématérialisation des amendes forfaitaires. Désormais, l’ère des démarches papier cède la place à la facilité du numérique pour les conducteurs concernés. A Kaolack, les acteurs du transport ont apprécié diversement la mesure.
Pour Meissa Diongue, chauffeur de taxi urbain, la mesure est bonne en soi est bonne mais elle risque de se heurter à des incompréhensions dans sa mise en œuvre prochaine.
” Auparavant, avec le format papier, les chauffeurs avaient les informations à sa portée et se debrouillaient aisément. Mais avec le digital, beaucoup de nos camarades auront des difficultés car la majorité est analphabète, ils risquent de ne pas pouvoir utiliser les applications dévolues à ce changement ” confie M. Diongue.
Même son de cloche du côté du secrétaire général des transporteurs urbains Pape Seck, selon le responsable syndical, beaucoup de zones d’ombres et d’inconnus gravitent autour de cette réforme.
” Il faut beaucoup de pédagogies aux autorités pour appliquer ces mesures. D’abord, il faut catégoriser les contraventions avant de formuler un tarif pour chacunes d’elles car elles sont diverses et variées. Enfin, rendre accessible ces informations pour tous les acteurs ce qui n’est pas une mince affaire ” explique M. Seck.
Rappelons qu’une plateforme numérique fraîchement développée par le Trésor Public offre aux automobilistes la possibilité de régler leurs contraventions en utilisant les services de paiement mobile. Ce changement marque une réelle avancée vers une gestion plus efficiente et une approche modernisée des transactions liées aux infractions routières.
Cependant, il est essentiel de noter que ce système novateur est actuellement en phase pilote partielle à Dakar, en partenariat étroit avec les forces de l’ordre, notamment la Police et la Gendarmerie. Cette phase test vise à évaluer l’efficacité, la fiabilité et la praticité de cette solution avant une éventuelle extension à d’autres régions du pays.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté manifeste d’adapter les services publics aux avancées technologiques contemporaines. En facilitant le paiement des amendes par le biais des plateformes numériques, le Trésor Public ambitionne de simplifier les procédures pour les usagers tout en améliorant l’efficacité de la gestion des contraventions.
La collaboration étroite avec les autorités policières et gendarmiques souligne l’importance de cette transition numérique, visant à instaurer un système harmonieux et efficace pour toutes les parties concernées.


