Joseph Kony chef de guerre fugitif ougandais jugé par contumace ce lundi. Un procès autorisé par les juges de la Cour pénale internationale, qui permet aux procureurs d’ ouvrir l’audience de confirmation des charges.
Un mandat d’arrêt a été émis contre Joseph Kony en 2005, fondateur et chef de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). 36 chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment de meurtre, de viol, d’utilisation d’enfants-soldats, d’esclavage sexuel, de mariage forcé et de grossesse forcée pésent contre lui. Alors qu’elle
combattait le pouvoir du président Yoweri Museveni depuis des bases dans le nord de l’Ouganda et les pays voisins, la LRA a terrorisé les Ougandais.
Selon les chiffres de l’ONU, près de 100.000 personnes ont été tuées dans le conflit, toujours en liberté Joseph Kony déclare qu’il n’était pas coupable des allégations portées contre lui. Le Statut de Rome autorise la procédure de confirmation des charges au stade préliminaire en l’absence du suspect. Si les charges sont confirmées, l’affaire ne pourra passer au procès que si l’accusé est présent devant la Chambre de première instance. L’existence d’une procédure de confirmation par contumace servirait à accélérer l’affaire contre un suspect introuvable.
Toutefois, comme l’a déclaré précédemment la même Chambre, cette procédure n’est applicable que dans des circonstances exceptionnelles.


