Ce mercredi 15 janvier 2026 la cellule de communication de l’honorable député Mouhamed Ngom, dit Farba Ngom a tenu une conférence de presse sous la coordination de Abdoulaye Ndiaye, pour fustiger et dénoncer les propos du ministre de la justice Yacine Fall.
Selon eux, un co-accusé a bénéficié d’une liberté sans que le parquet n’interjette appel, alors que l’élu, poursuivi dans les mêmes conditions de procédure et sur la base des mêmes éléments, reste maintenu en détention. Une distinction qui, d’après la cellule de communication, ne s’expliquerait que par le statut politique de l’intéressé.
Pour les proches du député-maire, cette situation révèle une justice à « géométrie variable », incompatible avec les principes d’égalité devant la loi. « Une justice saine se reconnaît à sa cohérence », ont-ils insisté, dénonçant une rupture manifeste dans le traitement du dossier.
‹‹Nous disons aux Sénégalais lorsque la justice touche un homme, elle touche une famille. Les enfants de l’honorable député n’ont pas demandé à entrer dans un dossier politique››.
La conférence du ministre de la Justice, évoquant notamment l’existence de téléphones présentés comme éléments à charge, a également été critiquée. Selon les intervenants, ces téléphones servaient uniquement à permettre à l’honorable député de communiquer avec ses enfants vivant à l’étranger, inquiets pour la santé de leur père après plusieurs mois de détention.
“L’honorable député dément, il défie toute publication et rappelle qu’aucune justice sérieuse n’instruit par insinuation. L’impression laissée est claire: quand les charges s’effondrent, on cherche du bruit”
Les militants de M. Ngom estiment que le contexte politique n’est plus un simple arrière-plan, mais bien un élément central du dossier. Ils rappellent notamment une déclaration publique attribuée au Premier ministre, chef de parti, annonçant que ce serait « la dernière participation » du député dans sa commune.
les organisateurs ont salué la décision de la juridiction compétente ayant accordé une liberté sous contrôle judiciaire à l’élu. Une décision qualifiée de « geste républicain », perçue comme un rappel que, malgré les pressions, des magistrats continuent de dire le droit et de faire vivre l’État de droit au Sénégal.


