Ce jeudi 22 janvier2025, Le Président de la République a présidé, la cérémonie officielle de rentrée solennelle des Cours et Tribunaux, moment majeur de la vie institutionnelle et judiciaire du pays. Cette rentrée ouvre un temps d’exigence, de réflexion et de responsabilité partagées, autour d’une ambition claire : bâtir une justice plus lisible, plus accessible et mieux outillée, conçue comme un service public au bénéfice des citoyens, dans le respect des droits fondamentaux et des équilibres républicains.
À travers la modernisation numérique engagée, l’État œuvre au renforcement de la maîtrise des délais et de la célérité des procédures, tout en consolidant la rigueur, la transparence et la confiance dans l’institution judiciaire, au service de la stabilité institutionnelle et de la paix sociale. Dans son allocution le Chef de l’État a renouvelé le plaisir de présidé pour la deuxième fois depuis son accession à la magistrature suprême, la cérémonie officielle de rentrée des Cours et Tribunaux.
Cette rentrée judiciaire a permis au président Faye de mettre en lumière les enjeux liés à l’essor des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle dans l’appareil judiciaire. Il a insisté sur la nécessité de concilier innovation technologique et respect des principes fondamentaux de la justice, notamment l’indépendance, l’impartialité, la dignité et le secret des délibérations.
« Le numérique et l’intelligence artificielle ne doivent pas menacer la justice, mais en être les garants et les protecteurs », a-t-il déclaré, réaffirmant son ambition de bâtir une justice numérique souveraine, sécurisée et inclusive. Plusieurs projets structurants ont été évoqués à cette occasion, parmi lesquels la plateforme e-Justice, destinée à la dématérialisation des procédures civiles et pénales, et e-Services, qui vise à faciliter l’accès des usagers aux actes judiciaires en ligne. La digitalisation du casier judiciaire, de la gestion pénitentiaire et de la justice des mineurs figure également parmi les priorités annoncées. Le président a aussi cité la plateforme JustAlerte, conçue pour prévenir la perte de dossiers et les détentions abusivement prolongées.
Conscient des risques liés à la cybercriminalité, aux cyber attaques et à la manipulation des données judiciaires, le chef de l’État a appelé à un renforcement de la formation des magistrats, au développement d’une culture de la sécurité numérique, ainsi qu’à l’élaboration de référentiels éthiques et déontologiques adaptés aux nouveaux défis technologiques . Le Président Bassirou Diomaye Faye a par ailleurs appelé à la généralisation des expériences pilotes déjà menées dans certaines juridictions, notamment à Dakar, Thiès, Kaolack et Pikine-Guédiawaye. Il insiste sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du schéma directeur de l’usage du numérique dans la justice, tout en veillant à la disponibilité d’infrastructures adaptées, d’une connectivité sécurisée et d’équipements performants.
En sa qualité de garant de l’indépendance de la justice et de président du Conseil supérieur de la magistrature, le chef de l’État a assuré que des mesures seront prises pour permettre aux juges de rendre leurs décisions dans des délais raisonnables, en toute indépendance et impartialité.
Il déclare que cette transition numérique impliquera des réformes législatives, notamment l’introduction de la signature électronique, des assignations et citations par voie électronique, ainsi que des audiences à distance.


