Des organisations de la société civile notamment l’ association sénégalaise pour la solidarité l’égalité et le progrès(ASSEP), IRA Mauritanie, GANBANAAXU
MSDH ( Mouvement Sous-régional des Droits de l’Homme) ont tenu une conférence de presse à Dakar concernant la lutte contre l’esclavage par ascendance et défendre des militants des droits humains persécutés.
Les points clés abordés:
-Réformes législatives La proposition d’un projet de loi au Sénégal visant à éradiquer définitivement l’esclavage par ascendance et ses séquelles.
-Protection des militants : Les discussions traitant du harcèlement judiciaire et des arrestations arbitraires visant les abolitionnistes, notamment le cas de Diko Hanoune.
Le cas de ce dernier illustre cette situation. Comme d’autres militants, il affirme avoir été confronté à des pressions judiciaires en raison de son engagement contre l’esclavage par ascendance. Pour les organisations de la société civile, ces pratiques visent à protéger un système profondément enraciné en dissuadant toute contestation.
En termes de recommandations, Diko Hannoun suggère ”l’application des lois existantes qui criminalisent l’esclavage par ascendance et ses séquelles, garantir la protection juridique aux victimes et aux militant abolitionnistes et former les magistrats, les forces de l’ordre et l’administration pour reconnaitre et prendre en charge des cas d’esclavage par ascendance”.
Un enjeu régional et politique car l’esclavage par ascendance dépasse les frontières nationales et constitue un défi majeur pour la stabilité sociale et le développement économique de la région. Face à cette situation, les acteurs de la société civile appellent à des réponses coordonnées.
Au Sénégal, un projet de loi visant à éradiquer définitivement ces pratiques est en discussion, porté notamment par des organisations engagées dans la lutte contre les discriminations héritées de l’esclavage
Le président de l’Association sénégalaise pour la solidarité, l’égalité et le progrès (ASSEP), Boubacar Traoré, demande à l’Etat du Sénégal d’adopter ”en urgence” une ”loi spéciale” criminalisant l’esclavage par ascendance pour ”garantir les droits et libertés fondamentales” de toutes les couches de la société.
”Nous avons écrit au président de la République, au Premier ministre. Nous avons même proposé une loi à l’Assemblée nationale pour criminaliser l’esclavage par ascendance. Nous demandons à l’Etat du Sénégal d’adopter en urgence une loi spéciale criminalisant l’esclavage par ascendance”, a-t-il dit.
Dans certaines localités, a-t-il ajouté, ”les descendants d’esclaves ne peuvent pas devenir chef du village, alors que le Sénégal a mis en place un décret spécial pour désigner un chef du village et lors des cérémonies il y a des tâches qui sont réservées exclusivement aux descendants d’esclaves : laver les bols, tuer les animaux, faire la cuisine”.
Cette conférence s’inscrit dans un contexte international marqué par l’adoption récente (25 mars 2026) d’une résolution historique de l’ONU qualifiant la traite des esclaves de “crime le plus grave contre l’humanité”.
B.S


