Après deux jours d’échange, de communion et de panel, le forum sous-régional consacré à l’avenir de l’administration publique en Afrique de l’Ouest, organisée par l’Amicale des Administrateurs Civils du Sénégal (AACS), en partenariat avec l’École Nationale d’Administration, la CEDEAO, l’UEMOA et le Ministère de l’Intégration africaine, a pris fin ce samedi 28 mars 2026.
La cérémonie de clôture, présidée par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Me Mouhamadou Bamba Cissé, en présence de représentants ouest-africains et internationaux, a été l’occasion de faire le bilan de ces échanges riches et d’esquisser des perspectives concrètes. « L’administration publique est bien plus qu’une structure bureaucratique, elle est la vitrine de la souveraineté et un levier crucial de développement », a souligné le ministre. Il a salué « une administration moderne tournée vers la satisfaction des besoins des populations », et rendu hommage à l’élite régionale rassemblée à Dakar pour penser les mutations institutionnelles.
Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels, les participants ont insisté sur la nécessité de bâtir une administration moderne, performante et orientée vers les besoins des citoyens. Le forum a ainsi permis d’explorer des thématiques majeures telles que la digitalisation des services publics, la coopération transfrontalière, la lutte contre la criminalité et le renforcement des systèmes électoraux.
Parmi les principales recommandations issues des travaux figurent :
le renforcement de la coopération sécuritaire et administrative entre États ;
l’harmonisation des politiques judiciaires et pénales ;
la mise en place de systèmes d’échange d’informations et de données ;
la modernisation des administrations via la digitalisation et la dématérialisation ;
la promotion de la décentralisation et d’une gouvernance de proximité.
Le rapporteur général et président du comité scientifique, Mahamadou Bamba Thioune, a lu la déclaration officielle du forum. Celle-ci réaffirme l’attachement des États ouest-africains à la coopération, à la bonne gouvernance et à la modernisation des administrations publiques. Elle met l’accent sur l’importance des nouvelles technologies – dématérialisation, digitalisation, téléprocédures – pour dépasser bureaucratie et lourdeurs administratives. La déclaration exprime la volonté collective d’améliorer la performance des services publics et la transparence de la gestion des affaires publiques.
B.S


