L’Association des Cliniques Privées du Sénégal (ALPS) a tenu ce samedi 18 avril 2026 son Assemblée Générale Ordinaire.
L’ordre du jour a été de faire le bilan du bureau sortant, présenter des nouveaux textes, présentation de la chambre patronale, et renouvellement du bureau.
Le secteur privé estime encore son rôle, dans la chaîne sanitaire du pays, sous-évalué, malgré son poids réel. D’après les chiffres avancés, les cliniques privées assurent près de 50% de l’offre de soins de jour et jusqu’à 80% des prises en charge nocturnes. «À partir de 18 heures, la majorité des urgences est gérée par le privé», a souligné le président de l’association, Dr Serigne Falilou Samb, tout en précisant qu’ avec 150 voire 200 cliniques recensées sur le territoire, dont une centaine légalement constituées, le secteur représente également un investissement de plusieurs centaines de milliards de francs CFA.
Autre défi majeur évoqué : l’exercice illégal de la médecine. Sur ce point, le président se veut ferme. «C’est une question juridique. La profession est strictement encadrée et toute pratique en dehors des règles constitue une infraction grave, voire un crime», a-t-il affirmé appelant à une application rigoureuse des lois.
«Nous voulons être considérés comme des investisseurs à part entière et établir un cadre de concertation avec les autorités», explique M. Samb.
Une démarche qui vise à renforcer la collaboration public-privé et à améliorer l’efficacité des politiques de santé au Sénégal.
Face à ses problèmes M. Samb de proposer comme solutions: de créer une chambre patronale pour prendre la place qui est la leur, en se positionnant comme des investisseurs.
“Au lieu d’aller chercher des investisseurs ailleurs, ces derniers sont présent dans le pays. Et nous voudrons créer des canaux de convergence avec les autorités de ce pays pour plus de considérations”, a t-il conclut.
B.S


