Cette réunion est d’une importance capitale pour le football local. Elle fait suite à une période où les assemblées générales s’étaient raréfiées, marquant une volonté de retour à une gouvernance transparente et régulière au sein de la ligue. Les discussions portaient sur
- La vie et le développement du football régional.
- Le bilan des activités et les orientations stratégiques futures pour les clubs de Dakar.
- Le renforcement des structures administratives et sportives de la ligue.
Pour le président Mamadou Niang Mbaye, cette AG a été l’occasion de justifier ses choix et sa gestion, mais aussi de retisser des liens avec les présidents de clubs, dont certains n’ont plus de contacts réguliers avec la Ligue. Il a été attendu sur la qualité des rapports, la sincérité des comptes et, surtout, sur sa volonté réelle de renouer avec une gouvernance plus transparente.
Sur le plan sportif, 864 matchs officiels ont été disputés, dont 434 chez les seniors, 297 en juniors et 133 en cadets. La Ligue salue un déroulement globalement régulier des compétitions, avec une forte implication des districts, notamment pour les jeunes catégories.
Côté financier, les dépenses s’élèvent à 45,1 millions F CFA, préfinancées par le président, contre 23,4 millions F CFA de recettes, issues des clubs et de la Fédération Sénégalaise de Football. Une dette de 4,5 millions F CFA envers les arbitres est également signalée.
Sur le plan des perspectives, le président annonce un renforcement de la collaboration avec les districts et une stratégie de communication plus ambitieuse, avec la mise en avant des matchs et des meilleurs joueurs en partenariat avec des médias.
Un bilan globalement positif, avec une volonté claire de moderniser et valoriser le football régional.
Cette AG intervient aussi dans un contexte où des réformes sont en discussion à la Fédération sénégalaise de Football pour renforcer la régularité des AG au sein des Ligues. La tenue de cette assemblée à Dakar a donc servi de modèle — ou d’alerte — pour les autres structures régionales.
Mais derrière cette simplicité se cache un moment importantissime pour la crédibilité de l’instance. Les clubs, nombreux à avoir exprimé leur frustration ces dernières années, ont enfin l’opportunité d’interroger la gestion passée, de faire entendre leurs voix et de poser les jalons d’un nouveau départ.
B.S


