Cet atelier est organisé pour renforcer l’implication de la société civile dans la gestion des finances publiques au Sénégal.
Il porte sur la performance budgétaire et la gestion de la dette dans le processus budgétaire national qui s’est tenu ce mardi 12 mai 2026.
L’ objectif vise à améliorer la transparence budgétaire et à renforcer les capacités des acteurs sur les enjeux et stratégies de gestion de la dette publique.
Dans un contexte marqué par la loi organique et le code de transparence au niveau financier, deux éléments interpellent les acteurs de la société civile. En effet, ils traduisent la nécessité d’un suivi rigoureux, d’une articulation claire de la performance de la dette et d’une gouvernance budgétaire qui place le citoyen au cœur du processus.
Serigne Abdou Aziz Lô, coordonnateur du DODP trouve que le gouvernement a consenti beaucoup d’efforts pour rendre performante la gestion budgétaire en adoptant des lois (déclaration de patrimoine, l’OFNAC, protection des lanceurs d’alerte…).
Il gère avec prudence et responsabilité la question de la dette.
Affirmant que ces réformes sont d’une importance capitale.
Dr Abdoulaye Cissé, directeur exécutif de l’ONG Enda ECOP prenant part de cet atelier a souligné la problématique de la performance budgétaire et de la gestion de la dette qui a traversé les discussions dans ce pays pendant ces deux dernières années.
Pour lui, il y a des choses à améliorer dans l’implication effective des organisations de la société civile dans tout le processus de la chaîne surtout après l’élaboration du budget.
Mais note des avancées considérables.
‹‹ La transmission des documents budgétaires aux Organisations de la Société Civile(OSC) par la Direction Générale du Budget en février 2026 constitue une
avancée significative en matière de transparence et de gouvernance démocratique ›› a noté M. Cissé.
Selon le directeur exécutif, en mettant à disposition ces informations, l’administration favorise une meilleure
compréhension des choix financiers de l’État et permet aux OSC de jouer pleinement
leur rôle de veille citoyenne. Cette démarche renforce la légitimité des politiques
publiques, car elle ouvre la voie à un dialogue constructif entre l’État et les acteurs non
étatiques.
Cet atelier de deux jours a réuni des acteurs étatiques, des parlementaires, des universitaires et des organisations de la société civile pour réfléchir à l’efficacité des politiques publiques et à la transparence de la gestion budgétaire.
L’atelier s’inscrit dans un axe de travail sur la transparence et le suivi budgétaire. Ses principaux objectifs sont les suivants :
-Réflexion stratégique : Réunir des acteurs de l’État, des parlementaires, des universitaires et la société civile pour discuter des enjeux de gouvernance budgétaire et de l’efficacité des politiques publiques.
-Gestion de la dette : Analyser les stratégies de gestion de la dette publique et leurs impacts sur les services publics.
Cela intervient dans un contexte où le Sénégal a récemment révélé une “dette cachée” et cherche à ramener son déficit public à 4,7 % du PIB d’ici la fin de l’année 2026.
Inclusion et redevabilité :
-Renforcer le rôle de la société civile pour garantir que le budget réponde concrètement aux besoins des citoyens.
Cet atelier se tient parallèlement à une conférence internationale de haut niveau sur la crise de la dette au Sénégal, prévue aux mêmes dates (12-13 mai 2026) à Dakar, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko.
Le gouvernement a récemment mis en place une nouvelle Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (2026-2028) visant à réduire les vulnérabilités financières du pays.
B.S


