Lors des discussions entourant les initiatives de concertation nationale au Sénégal, Damel Maïssa Fall, président du parti Sunu Naatangé Réew – La Vraie Rupture, a exprimé des positions très critiques. Ses déclarations majeures s’articulent autour de plusieurs axes clés :
-Dénonciation du « jeu politique » : Il accuse le pouvoir en place de s’engager dans des manœuvres politiques calculées. Selon lui, la prolifération excessive des partis politiques au Sénégal (atteignant plusieurs centaines) est sciemment entretenue par le régime pour fragmenter l’espace politique, s’isoler face à une opposition éparpillée et ainsi faciliter sa reconduite au pouvoir.
Il appelle l’opposition à un débat d’idées des questions essentielles.
“Débattons entre nous pour le bien du pays. Dans ce sens, Pastef sera contraint et forcé de venir débattre. Mais, si les opposants, entre eux se regardent en chaîne défaillance ou que certains ont la trouille de venir étaler leur vacuité, Pastef va dérouler” a fait savoir le président du parti Sunu Naantagé Reew.
Revenant sur les concertations directes organisées par le président Diomaye, M. Fall s’est posé la question à savoir: “qu’en sont-il des conclusions du premier dialogue ainsi que celles des assises de la justice ?”
Damel Maïssa qualifie ces concertations de “rencontre des malfaiteurs, des voleurs et des comploteurs”.
Poursuivant que les priorités sont ailleurs.
Selon lui, Pastef n’est pas cohérent encore moins constant.
‹‹ Ousmane Sonko tient toujours des discours duplicités qui génèrent de la duperie, a t-il affirmé.
La corruption comme frein majeur au développement : Pour Damel Maïssa Fall, le blocage économique du Sénégal repose fondamentalement sur la corruption et l’enrichissement illicite. Il pointe du doigt une complicité collective à différents niveaux de la société.
Corruption politique et interférence : Il affirme que la corruption au niveau politique reste un problème majeur. Selon lui, les pressions politiques interfèrent directement avec le travail des institutions anti-corruption, ce qui paralyse les poursuites judiciaires à l’encontre des hauts fonctionnaires et des personnalités influentes.
Corruption liée aux activités religieuses : Il a évoqué ce sujet sensible en le qualifiant de problème complexe, croisé avec des préoccupations d’extrémisme religieux et des failles de l’administration publique.
Exigence de fermeté envers les nouvelles autorités : Le leader de Sunu Naatangé Réew exige des autorités du pays des actions concrètes et une véritable rupture pour démanteler ces réseaux de corruption et instaurer une transparence stricte dans la gouvernance de l’État.
Il a notamment soldé ses comptes avec le parti au pouvoir (Pastef), dénonçant une volonté de museler les contre-pouvoirs.
Dénonciation d’un “jeu politique” : L’opposant a accusé le gouvernement de manœuvres politiciennes visant à fragiliser les opposants.
Parlant sur les questions d’actualité de ce vendredi, M. Maïssa trouve que M. Sonko, par rapport au travail à faire, aux promesses, aux propositions, là il n’est pas cohérent, ni constant encore moins consistant. “Ousmane Sonko fait du Ousmane Sonko” a-t-il ajouté.
Selon lui, le système d’impunité et l’ingérence politique dans le travail des organes de contrôle restent des défis majeurs pour le pays.
Cette année, la coïncidence avec deux célébrations religieuses majeures – la Pentecôte et la Tabaski, qui se succèdent à quatre jours d’intervalle – a conduit le chef de l’État à retenir, à titre exceptionnel, un format de consultations directes et resserrées, par égard pour les obligations spirituelles et familiales de nos compatriotes.
B.S


