Les poignées de main (parfois surprenantes) entre Karim Wade, Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye ne doivent pas choquer. Certes, ces rapprochements déstabilisent les partisans d’une confrontation radicale et les adeptes de la doctrine « gatsa-gatsa » pour qui la politique se résume à une guerre de tranchées et à un affrontement haineux. Ces derniers, souvent entrés en politique par opportunisme, peinent à saisir la complexité de l’arène.
À l’inverse, les leaders formés aux grandes écoles idéologiques — qu’elles soient de gauche ou libérales — comprennent parfaitement cette dynamique. La politique est une matière vivante, faite de flux, de reflux, de coalitions éphémères, de ruptures et de retrouvailles. Savoir dialoguer au-delà des clivages est précisément ce qui sépare les véritables hommes d’État des simples spectateurs.
La classe politique sénégalaise a hérité d’une culture républicaine forte de ses pères fondateurs : l’intérêt supérieur du Sénégal transcende les ego et les ambitions personnelles. Mettre la nation au-dessus de soi constitue le charme et la force de notre démocratie. Le maintien constant de passerelles de dialogue permet d’élever notre pays.
Aujourd’hui, face à la réalité de leur marginalisation sur l’échiquier politique, les agitateurs extérieurs multiplient les critiques acerbes pour tenter de se dédouaner. Qu’ils se le tiennent pour dit : le débat public va naturellement rejeter ces discours destructeurs, car la haine n’y a absolument aucune place.
SOYA DIAGNE.
![La haine n’a pas sa place en politique, encore moins dans la vie [ Par Soya Diagne]](https://ledakarois221.com/wp-content/uploads/2026/07/file_00000000904c71f481a9a04428402da7-120x86.png)

