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Il y a des soirs où un pays se regarde dans un miroir et ne se reconnait pas. Et il y a des soirs où, enfin, il se retrouve. Samedi soir à Diamniadio, le Sénégal s’est retrouvé.

Pendant des mois, on nous a raconté que ce pays était fatigué. Fatigué par la LFR, fatigué par les blocages politiciens, fatigué par les petites phrases et les grandes rancœurs. Un pays en torpeur. Un pays qui attendait. Pendant ce temps, des hommes et des femmes travaillaient à nous destiner le meilleur d’eux-mêmes, de leur jeunesse ivre d’espoirs chahutés, et ils ont fait confiance au talent et au génie africain et bien sûr sénégalais. En toute sérénité, autour du Président Diagna Ndiaye, avec le professionnalisme tranquille d’un COJOJ dynamisé par le désir de donner du bonheur à l’Afrique, et chaque jour conforté par le travail de ces milliers de jeunes qui avaient fait de DAKAR 2026, LEURS JEUX OLYMPIQUES DE LEURS DEVENIRS, cette belle famille a porté le pari de faire de ces Jeux, la plus joyeuse vitrine de ce qu’est vraiment notre pays, quand il se pique d’être au niveau de son histoire.
Un bouillonnement de créativité et de culture.

Et puis, il y a eu cette cérémonie d’ouverture.

Non. Ce n’était pas une cérémonie. C’était une résurrection.

Le Sénégal a démontré ce soir-là qu’il n’était pas né dans la querelle. Il est né dans un bouillonnement de créativité et de culture. Il est né dans le rythme du sabar, dans la géométrie des boubous, dans la poésie de Senghor, dans le génie de ses artisans.

Pendant deux heures, nous nous sommes réconciliés, et avons oublié nos fractures, mais aussi, lol, nos factures. Réconciliés avec notre propre intelligence. Réconciliés avec le génie de notre peuple.
Où étaient les divisions ? Où étaient les camps ? Où étaient les « pour et les contre » ? Ils avaient disparu. Balayés.

Ce soir-là, les Sénégalais ont communié. Oui, le mot est juste : communié. Avec leur Président. Avec leur jeunesse. Avec eux-mêmes. Ils ont montré au monde que ces Jeux n’étaient pas ceux d’un parti, d’une coalition, d’un pouvoir contre une opposition. Non. C’étaient les Jeux de la Jeunesse sénégalaise. Toute entière. Sans tri. Sans exclusion.

DES ÉTOILES DANS LES SOURIRES.

Nous avons retrouvé une certaine idée du bonheur. Un bonheur simple, élégant, partagé. Celui que l’on avait oublié à force de parler budget et de compter les invectives. Et quelle scénographie ! Il faut dire son nom, le graver en lettres d’or : Khady Niang. Madame Khady Niang a fait plus qu’une mise en scène. Elle a fait une déclaration d’amour à l’Afrique et au monde. Une scénographie exceptionnelle, d’une intelligence rare. Pas de clinquant importé. Pas de copié-collé de ce qu’on a vu ailleurs. Du Sénégal pur, moderne, ancré et envolé à la fois.

Des centaines de jeunes ! Décidés à donner du bonheur au monde entier. Ils n’ont pas dansé. Ils ont raconté le Sénégal. Le Sénégal des profondeurs et des lumières. Le Sénégal qui tisse, qui chante, qui invente. Ils ont dansé notre histoire, depuis les royaumes jusqu’aux start-up de Diamniadio. Sans même oublier de célébrer nos tanganas et autres roulottes à café Touba qui rendent nos espaces urbains aussi attachants que turbulents.


Autre bonheur : Une Célébration dans un écrin étincelant de salubrité.

Et c’est important de noter que nous avons même compris ce qu’on savait déjà, qu’il est simplement respectueux d’accueillir des personnes dans un cadre propre et nickel-chrome !!! Du parvis du Stade Abdoulaye Wade jusqu’aux toilettes, qu’on rejoignait naguère guidés par notre odorat, les exigences de performances ont permis de célébrer Dakar 2026 dans un écrin étincelant de salubrité, car la propreté n’est pas un détail : c’est une déclaration. Derrière cette belle surprise, il y a un homme et une équipe. Stephan Senghor, à la tête du Nettoiement et de la Gestion des déchets du COJOJ, a fait de la salubrité non pas une corvée, mais une esthétique. Mieux : une éthique. Nous avons démontré qu’un grand rendez-vous africain pouvait aussi être une grande leçon de respect. Respect des lieux, respect des visiteurs, respect de nous-mêmes. Diamniadio brillait. Et ce n’étaient pas seulement les projecteurs.


Le sens historique de cette Fête.

Les JOJ de Dakar 2026 ont fait ce que tous les discours politiques n’ont pas réussi à faire depuis trois ans : ils ont réconcilié les Sénégalais avec leur intelligence. Ils leur ont fait retrouver le sens et l’élégance de la fête. La vraie fête. Pas celle qui divise, celle qui élève. Pas celle qui abrutit, celle qui illumine.
On a vu des enfants de Pikine à côté d’enfants de la Corniche. Des jeunes de Ziguinchor à côté de ceux de Matam. Tous ensemble. Tous fiers. Tous sénégalais.

WA COJOJ !!!BARAWACC !!

Et comment ne pas avoir une mention spéciale, une mention émue, pour le COJOJ ? Pour ce travail de titan, fait dans l’ombre, avec une efficacité sénégalaise que l’on croyait perdue. Ils ont tenu. Ils ont livré. Sans scandale, sans bruit. Avec rigueur.

Mention spéciale à Diagna Ndiaye. L’homme de l’ombre qui a porté cette flamme pendant des années. L’homme de la constance, qui nous enseigne chaque jour, que la bonne taille, c’est quand les pieds touchent bien par terre !!! Ce soir, c’était sa victoire aussi. La victoire de l’engagement total. La victoire d’un homme qui n’a jamais cessé de croire que le Sénégal pouvait accueillir le monde.
Mention spéciale au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Parce qu’il a compris que ces Jeux n’étaient pas destinés à le faire briller, mais à faire scintiller à travers le monde les éclats rieurs et parfois insolents de notre génie culturel. Il a compris que ces Jeux n’étaient pas une dépense, mais un investissement dans l’âme, un instant de génie dans le vent de l’Histoire. Il a laissé la jeunesse prendre le pouvoir d’un soir. Et elle le lui a magnifiquement rendu.

Dakar 2026 a commencé par une fête. Mais c’était plus qu’une fête. C’était le Sénégal qui se disait à lui-même : « Je suis toujours là. Je suis intelligent. Je suis beau. Je suis capable. » Et ça, aucun blocage ne pourra plus jamais nous l’enlever. Jeunesse Sénégalaise, juste pour ce moment de grâce, le monde entier vous dit : MERCI POUR VOTRE TERANGA.
Jean Pierre Ayo Corréa

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