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Le torchon brûle entre l’exécutif et l’hémicycle. Par une majorité écrasante de 109 voix contre 20, l’Assemblée nationale a purement et simplement balayé le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 ce mardi 03 novembre 2026, refusant même d’ouvrir les discussions sur le fond.
Porté par le député Amadou Ba, ce coup d’arrêt s’est cristallisé autour d’une accusation lourde : un « défaut de sincérité budgétaire ». Malgré la réplique cinglante du ministre de l’Économie, Cheikh Diba, qui a dénoncé une tentative de « fuir le débat » et rappelé les impératifs du Plan de redressement économique et social (PRES), les députés ont choisi la ligne dure.
Sur les 132 parlementaires ayant pris part au vote (sur 165 inscrits), plus de 82 % ont validé ce rejet immédiat. Un signal politique fort qui plonge l’adoption du budget rectificatif dans l’incertitude et illustre la fracture persistante entre le gouvernement et sa majorité.
