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L’accès aux services financiers continue de progresser à un rythme soutenu dans la zone UEMOA. Selon le dernier rapport annuel de la BCEAO, l’indice synthétique d’inclusion financière a gagné 0,016 point en un an, s’établissant désormais à 0,616 sur une échelle de 0 à 1. Une dynamique positive qui reflète une nette amélioration de l’accès et de l’usage des outils financiers par les populations de la région.
Cette trajectoire ascendante est largement catalysée par l’essor technologique. En 2025, le taux global d’utilisation des services financiers a bondi à 76,1 %, contre 73,6 % un an plus tôt. Le principal moteur de cette croissance reste sans conteste la monnaie électronique, dont le taux d’utilisation atteint 60,3 %. En parallèle, le secteur bancaire traditionnel consolide ses positions : le taux de bancarisation strict grimpe à 26,9 %, tandis que le taux élargi franchit la barre symbolique de la moitié de la population pour s’établir à 50,6 %.
L’année 2025 restera également marquée par des réformes institutionnelles et techniques majeures. Pour pérenniser ces acquis, la Banque Centrale a officialisé le déploiement de sa nouvelle Stratégie régionale d’inclusion financière 2025-2030. Surtout, l’institution a franchi un pas décisif vers la modernisation en lançant la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI). Cette nouvelle infrastructure garantit une interconnexion fluide entre les différents acteurs de l’écosystème et revendique déjà un bassin initial de 12 millions d’utilisateurs.
Cependant, la route vers une inclusion totale reste jalonnée d’obstacles. La BCEAO pointe du doigt deux chantiers prioritaires pour l’avenir : le déficit persistant en données statistiques fines notamment ventilées par genre, milieu de résidence ou profil socioprofessionnel et les lacunes persistantes en matière de culture financière numérique chez les usagers.