l’Etat a engagé une transition énergétique ambitieuse, en cohérence avec la Vision Sénégal 2050, qui prévoit une souveraineté énergétique fondée sur la diversification des sources, la durabilité et l’inclusion. A ce propos, le secteur des
énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque, joue un rôle clé dans cette dynamique.
C’est dans cette lancée que L’ Association sénégalaise de Normalisation (ASN) a organisé, ce mardi 31 mars 2026, un atelier pour la validation de nouvelles normes dans le secteur du solaire photovoltaïque.
L’objectif est de renforcer le cadre normatif national dans le domaine des
énergies renouvelables, en particulier de l’énergie solaire photovoltaïque pour
soutenir la mise en œuvre des politiques.
La directrice générale de l’énergie et représentante du ministre, madame Fatou Mbow Ly est revenue sur les objectifs de cet atelier.
‹‹ Depuis juillet 2022, nous avons adopté un nouveau code de l’électricité avec ces textes d’application qui permettent de promouvoir le développement de l’énergie renouvelable notamment la production décentralisée, ›› souligne t-elle.
Avant de rajouter que le plan d’investissement que nous avons adopté est pratiquement adossé au développement du solaire photovoltaïque. La principale technologie qui permet d’atteindre l’objectif de 40% d’intégration à l’horizon 2050.
Pour soutenir ce développement, l’État a mis en place une fiscalité incitative en faveur
des équipements de protection d’énergie renouvelable avec une exonération de TVA
pour les produits solaires certifiés, conditionnant ainsi les avantages fiscaux à la qualité et à la conformité du matériel.
Cet atelier marque une étape technique décisive avec l’implication des experts du Comité Électrotechnique National du Sénégal (CEN_Sn).
« Nous allons passer à la validation politique, qui est l’homologation de ces normes par le Conseil d’administration de l’ASN », a précisé El Hadji Abdourahmane Ndione. Une fois publiées et accessibles sur les plateformes de l’ASN, ces normes deviendront le référentiel unique pour l’évaluation de la conformité, barrant ainsi la route aux « pratiques de concurrence déloyale » et aux importations de produits non conformes qui pullulent parfois sur le marché.
B.S


