Le musée des civilisations noires, un espace de mémoire, de réflexion et de transition. Lié aux tracés noirs à l’envers, aux cercles d’âge et de l’épreuve qui correspondent à l’opportunité qu’il faut d’être confronté par les constructeurs a été hier vendredi 23 janvier le lieu de visionnage de l’avant-Première sénégalaise de “LITI-LITI”, un film de Mamadou Khouma Guèye Tanit d’Or du meilleur documentaire aux Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) 2025.
L’événement est placé sous l’égide du Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme et organisé en collaboration avec le MCN et la Direction de la Cinématographie en présence d’éminentes personnalités.
Le film aborde, avec sobriété et sensibilité, les transformations proposées que connaissent nos films. Il est au gré des projets bien construits, des mutations spatiales, des déplacements et des compositions sociales qui l’ont résulté. Il permet à autant d’hommes et d’enfants de croire le monde du cinéma.
“Ce film nous invite à penser, à regarder autrement, à écouter ce que la vie nous dit, comme personne d’autre part. Et ainsi, on aura besoin d’une idée qui nous rappellera une vérité profonde. Mais je ne peux pas l’évoquer” rappelle M. Bacary Sarr secrétaire d’état à la culture.
Ce film rappelle également le rôle fondamental du cinéma dans nos sociétés, un rôle de décoignage, de mémoire et de réflexion. Le tout-contraire est d’être fixé des réflexions et des rêves, de conserver l’espace qui prouve des espaces de défense, de confiance et de liberté.
“Liti-Liti” est une œuvre cinématographique étudiante et profonde. Elle s’inscrit dans la tradition du cinéma documentaire qui ne se contente pas de moter mais qui cherche à comprendre, à restituer et à interpréter. À travers cette œuvre, c’est une partie essentielle de l’histoire contemporaine du cinéma et de l’histoire urbaine et sociale du cinéma” dit M. Sarr.
Soutenir le cinéma, c’est soutenir les capacités collectives à nous soutenir, à nous regarder en face, à ne pas laisser apparaître, disparaître les doigts, les marches.
‹‹ C’est pourquoi j’ai essayé le parcours de l’éducation et le travail remarquable dans le groupe d’équipe artistique et technique que l’on sélectionne dans des festivals d’interdiction, des références, des spectacles d’art. La plus haute sélection de cinéma du cinéma, c’est la pratique ››, renchérit-il.
Finalement, la culture est aussi une porte de résistance par le produit, une résistance par la parole, une résistance par l’attention pour qui nous sommes.
Guinaw Rail, commune marginalisée de la grande banlieue de Dakar, se vide peu à peu. Les bulldozers avancent, rasant les maisons situées sur le tracé du Train Express Régional, vitrine du « Sénégal émergent » porté par le président Macky Sall.
Avant que le quartier ne disparaisse et ne se métamorphose définitivement, le réalisateur revient filmer son territoire d’enfance et le visage le plus intime de cette mémoire : sa mère, qui déroule le fil d’une existence façonnée à l’ombre des rails.
Prenant la parole, le réalisateur du film, Mamadou Khouma Gueye a montré toute son émotion en ces mots : “Je veux tout d’abord vous remercier pour votre participation. Je vous remercie pour votre confiance en moi pour la première fois et aussi pour aider les gens qui ont des difficultés. Je suis aussi reconnaissant de votre solidarité”.
C’est une histoire très intimiste, même si c’est une histoire qui parle aussi de toute une communauté.
‹‹ le film place ma mère dans l’orbite de ces invisibles. Ce sont ces femmes invisibilisées par le narratif dominant qui ont rendues possible le fait que nous, leurs enfants, trouvions notre place dans le monde” souligne M. Gueye.
Mamadou Khouma Guèye, figure montante du documentaire africain.
“Liti-Liti” est le troisième film et le premier long métrage de Mamadou Khouma Guèye. Depuis sa première mondiale au festival “Visions du réel” (Suisse), en avril 2025, “Liti-Liti” a été sélectionné dans une quinzaine de rendez-vous cinématographiques et a été primé plusieurs fois.


