La Direction de l’Animation culturelle et Scientifique de l’UCAD, en partenariat avec l’ISRA BAME, le PASNEEG et ENDA PRONAT a organisé le premier panel du “Mois de rencontres sur les droits des femmes” à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce mardi 10 mars. Le premier panel a été axé sur ” Les défis des femmes agricultrices“.
Ces rencontres visent à créer un espace d’écoute, de dialogue et de réflexion sur les droits des femmes. Des intervenantes de divers horizons aborderont des thèmes comme la société, l’agriculture, les technologies, la santé et la justice sociale.
L’agriculture est un pilier de croissance reconnu par tous les pays agricoles et en Afrique de l’ouest, le Sénégal fait partie des pays assez agricoles.
“La population agricole est bien représentée entre les hommes et les femmes. Ces dernières sont productrices, main d’œuvre, transformatrice …
Mais elles ont moins accès à tout ce qui est ressources productives, elles ont moins de droit sur le foncier, l’eau et celà réduit les performances politiques des femmes”, souligne madame Astou Diao Camara chercheur à l’ISRA.
Selon elle, la réflexion d’aujourd’hui permettait de revenir sur ces différentes dimensions et surtout d’échanger entre elles sur des pistes et des perspectives de corrections possibles de ces inégalités qui permettraient d’avoir une agriculture performante.
‹‹ Nos attentes vis-à-vis de l’agriculture c’est qu’elle joue tous les rôles attendus ›› renchérit-elle.
L’agriculture a un rôle premier qui doit servir à nourrir les populations, mais également à fournir de l’emploi à la jeunesse qui est de plus en plus croissante et qui est au chômage.
L’agriculture est également attendue car les ressources qui sont exploitées doivent servir aux générations futures.
D’où une agriculture productive et durable. Et
les femmes y jouent un rôle important.
“La reconnaissance des femmes doit être consacrée, que les femmes puissent accéder comme il faut à toutes ses ressources qui leur permettent de jouer le rôle qu’il faut aux côtés des hommes”, insiste Madame Diao Camara.
Au surlendemain de la fête des droits de la femme, ces femmes agricultrices comptent mener d’autres activités et poser d’autres actions.
L’objectif est de faire du mois de mars un espace de dialogue, d’écoute et de réflexion sur les enjeux liés aux droits des femmes.
‹‹ Le chantier continue et nous y sommes. La lutte continue que ça soit sur l’agriculture mais aussi sur d’autres domaines de la vie économique et sociale du pays››, conclue t-elle.
Un rendez-vous académique et citoyen pour penser l’égalité et construire l’avenir.
B.S


