Le ministre de la culture Amadou Ba a présidé ce mardi 10 février l’atelier d’orientation pour l’élaboration du Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique. Cette rencontre dure trois jours et l’objectif est de définir une feuille de route réaliste et inclusive pour faire du cinéma un levier de croissance, d’innovation et de rayonnement culturel pour les cinq prochaines années.
Durant cet atelier, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Bâ, a annoncé la construction prochaine d’un centre national de la cinématographie, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique pour la période 2026-2030.
”Nous souhaitons, avec l’appui des acteurs du secteur et des autorités compétentes, doter le Sénégal d’infrastructures culturelles et cinématographiques modernes, notamment à travers la création d’un centre national de la cinématographie”, a déclaré le ministre.
M. Amadou Bâ, a appelé à faire du cinéma sénégalais une véritable industrie génératrice d’emplois, de richesses et de rayonnement culturel.
Selon lui, cet atelier s’inscrit dans une dynamique nationale plus large qui va culminer avec l’organisation prochaine des États généraux de la culture, destinés à définir les orientations stratégiques de la politique culturelle du Sénégal.
Le ministre a indiqué que l’État explore des mécanismes de financement innovants afin de soutenir l’émergence d’une véritable industrie cinématographique nationale, tout en renforçant l’appropriation du patrimoine culturel comme pilier du développement durable
Il a appelé à un investissement accru dans la formation et l’insertion professionnelle, en plaidant pour une industrie inclusive, accessible aux jeunes et aux personnes en situation de handicap.
”Le cinéma peut contribuer à renforcer la conscience citoyenne, l’attachement aux valeurs nationales et l’esprit critique des jeunes”, a-t-il affirmé.
M. Bâ a enfin invité les participants à formuler des propositions concrètes, assorties d’objectifs clairs, d’actions hiérarchisées, de mécanismes de financement et d’un calendrier d’exécution, en vue de donner une nouvelle impulsion au cinéma sénégalais.
Le ministre a également salué la mémoire de l’actrice Halima Gadji et d’autres professionnels du secteur récemment disparus.
B.S


