×

La situation est critique dans plusieurs localités du pays, et la région de Kaolack n’est pas épargnée par les rigueurs de la saison des pluies. Dans le quartier de Sara Nimzat, le constat est alarmant. Les habitants font face à des inondations récurrentes qui paralysent le quotidien et transforment chaque épisode pluvieux en véritable épreuve de survie. Les dernières données pluviométriques enregistrées dans la zone confirment l’ampleur du phénomène, avec des cumuls significatifs atteignant par exemple 47 millimètres de précipitations lors des récentes perturbations orageuses qui ont balayé le pays.

Moustapha Diop, porte-parole des résidents, exprime l’amertume et le désarroi d’une population abandonnée à elle-même. « Nous avons le cœur choqué par les inondations qui se passent ici à Kaolack, alors que chaque année nous n’arrivons pas à trouver une solution définitive », déplore-t-il. Les rues sont méconnaissables, transformées en vastes bassins de rétention à ciel ouvert. Les images du quartier témoignent de cette dure réalité : des habitations cernées par les eaux stagnantes, des voies d’accès impraticables et un risque sanitaire grandissant à l’approche de l’ouverture des classes.

Faute d’aménagements structurels durables, les habitants rivalisent d’ingéniosité pour vaquer à leurs occupations. Depuis deux ans, un pont de fortune en bois, réalisé en collaboration avec l’armée, permet tant bien que mal aux riverains de traverser les zones submergées. Des sacs de sable et de gravier sont également disposés sur les artères pour esquiver la boue. Cependant, ces mesures de secours ne sont que des palliatifs insuffisants face à la récurrence des intempéries. « Ce ne sont que des petits remèdes pour pouvoir survivre même dans ce quartier-là », insiste Moustapha Diop.

Pourtant, les habitants rappellent paradoxalement que l’hivernage en soi n’est pas un ennemi, car les pluies restent indispensables pour l’agriculture et l’essor des cultures. Le problème réside dans l’absence criante d’infrastructures d’assainissement adéquates capables d’évacuer les volumes d’eau enregistrés lors des fortes averses. Les populations de Sara Nimzat lancent ainsi un cri du cœur pressant à l’endroit des autorités locales et étatiques. Elles réclament des actions concrètes et des solutions pérennes pour tourner définitivement la page de ce calvaire cinquantenaire qui hypothèque l’avenir de leurs enfants et menace leur quiétude à chaque saison des pluies.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Auteur/autrice

yaso2368@gmail.com

Dakarois la voix du Peuple, la vraie info

Publications similaires

Droits humains en Afrique : Dakar au cœur des enjeux de la 89ème session ordinaire de la CADHP

Dakar accueille du 12 au 21 octobre 2026 la 89ème session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des...

Lire la suite

Contrat Senelec-Akilee : la Convergence Syndicale réclame un sursis et des alternatives

La tension monte d’un cran au sein de la société nationale d’électricité, avec une opposition farouche de la Convergence Syndicale des Travailleurs...

Lire la suite

Guinguinéo : Malick Diouf tance vertement Ismaïla Diallo sans détour

Le responsable du parti KIIRAAY les patriotes républicains dans la commune de Khélcom Birame, département de Guinguinéo, partisan convaincu du président Bassirou...

Lire la suite

CAF / FIFA: L’AFRIQUE N’EST PAS DU BÉTAIL ÉLECTORAL

La scène s’est déroulée à Sal, au Cap-Vert, ce matin. Le Dr Patrice Motsepe, président de la CAF, annonce fièrement que les...

Lire la suite

 Police nationale : Mouhamadou Makhtar Cissé prône la dissuasion, le social et le respect des droits humains

Après une tournée stratégique aux frontières, le ministre de l’Intérieur s’est rendu au Camp Abdou Diassé. Entre annonces sociales fortes et rappels...

Lire la suite