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Six semaines. C’est le délai que l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko s’est fixé pour tenter de semer le désordre, faire échouer la loi de finances rectificative 2026 et arracher, au prix d’une crise, une négociation avec un exécutif qu’il redoute. Le 2 décembre 2026, deux ans jour pour jour après l’installation de cette législature, le parapluie parlementaire se repliera, et la question de son inéligibilité de cinq ans, qui devait courir jusqu’en janvier 2029, reviendra sur la table.
Pourquoi agit-il maintenant ? Ce n’est ni pour le budget, ni pour l’équité sociale, ni pour les ménages les plus démunis, ni pour la stabilité économique. Les subventions aux carburants et le contrôle des fonds spéciaux, brandis le 19 octobre 2026, ne sont que des prétextes : un président de l’Assemblée nationale qui conditionne le vote de toute loi à ses propres exigences ne défend pas les Sénégalais, il négocie pour lui-même. La crise budgétaire n’est qu’un détour. Le vrai sujet, c’est lui.
La Constitution offre deux réponses à cette irresponsabilité de la majorité parlementaire.
L’article 86 permet au Premier ministre de poser la question de confiance et de lier le sort du Gouvernement à l’adoption de la loi de finances rectificative. Face à un chantage, la réponse est simple : que les députés assument leur vote devant les Sénégalais.
L’article 87 permet au Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale par décret. À partir du 2 décembre 2026, ce pouvoir sera pleinement ouvert. Le peuple tranchera, et les procédures reprendront leur cours.
Le moment est venu pour le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de créer les conditions d’un rassemblement le plus large de toutes les forces vives de la Nation et de bâtir un Front républicain pour une Majorité Parlementaire Alternative de Refondation (MPAR) : une majorité rassemblée non autour d’un homme, mais autour du redressement des finances publiques, de la relance de l’économie, d’un nouveau pacte social national, du respect des institutions, de la refondation de la République et de la stabilité du pays.
La République ne sera pas prise en otage. Le compte à rebours a commencé, pour tout le monde.
Doudou Ka
Président du Parti pour le Grand Sénégal (PGS)