Le Sénégal a célébré la journée mondiale de la paralysie cérébrale, samedi dernier, au Centre national d’appareillage orthopédique (Cnao) avec comme thème « une éducation inclusive ». Une occasion saisie par les acteurs pour porter le plaidoyer à l’endroit du gouvernement pour une éducation inclusive pour les enfants atteints de paralysie cérébrale.
La paralysie cérébrale demeure le plus grand fardeau des parents dont les enfants en sont victimes. Ces derniers partagés entre l’angoisse, le regard de la société sur eux et leur progéniture ou encore l’abandon de leur famille, vivent en souffrance leur mal. Ces maladies qui touchent des enfants ont coûté aux parents mais surtout aux mamans, la perte de leur emploi, leur mariage. La majorité des femmes font face à la prise en charge de leurs enfants dans les ménages pour leur toilette, leur déplacement mais aussi les soins médicaux. Malgré cette souffrance endurée en silence, les parents de ces enfants continuent de porter le plaidoyer pour une éducation inclusive pour leurs enfants. Si beaucoup de gens parlent d’éducation spécialisée, pour cette journée mondiale qu’ils ont célébrée samedi, les acteurs demandent une éducation inclusive pour les enfants. Selon Rawan Samb, président de l’Association des familles d’enfants atteints de paralysie cérébrale (Afepc), « On a demandé l’accès à l’éducation inclusive spécialisée pour ces enfants-là, parce qu’on s’est rendu compte qu’ils n’ont pas accès à l’éducation. Ce lundi, c’est l’ouverture des classes et beaucoup d’entre eux n’iront pas à l’école, tout simplement parce qu’ils sont malades et qu’il n’y pas assez de structures, d’établissements, de spécialistes qui peuvent leur donner une éducation adéquate à leur état de santé », s’est-il offusqué. Et d’ajouter : « le centre Talibou Dabo est le centre de référence pour l’éducation des enfants. Avant, les acteurs prenaient les enfants handicapés, mais pas lourds, actuellement, ils ont un département qui s’occupe des enfants atteints de paralysies cérébrales, c’est-à-dire, infirmité motrice cérébrale (IMC). Mais, ils n’accueillent pas beaucoup d’enfants ». Pour le président Samb, le nombre d’enfants atteints de Imc est très élevé dans le pays et l’offre éducative presque inexistante.
M.Ba a renseigné: « dans l’amélioration de l’accès des malades, le directeur général de l’Ageroute s’est engagé à refaire le bitumage du centre qui va faciliter leur déplacement. La fondation Sonatel est aussi attendue dans le renforcement de l’équipement. Les kinés demandent une formation ». Toujours dans cette prise en charge, le problème de spécialistes se pose avec acuité. Pour Rawan Samb, président de l’Association des familles d’enfants atteints de paralysie cérébrale (Afepc), ces enfants ont besoin d’ergothérapeutes, de psychomotriciens, d’orthophonistes, alors qu’au Cnao, ils n’ont que des kinésithérapeutes. « Actuellement, sur la liste d’attente, on a plus de 200 enfants. Les enfants, ne font pas les séances de façon régulière. Après 10 séances, ils peuvent rester 4 à 5 mois pour les recommencer. Et à ce rythme-là, l’enfant ne pourra pas s’améliorer » se désole-il.


