La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal tire la sonnette d’alarme. En effet, depuis deux ans, les engagements pris par l’État pour stabiliser le secteur sont restés lettre morte. Le maintien artificiel du prix du pain à 150f CFA, sans mesure d’accompagnement, a plongé les boulangeries dans une impasse financière. Raison pour laquelle, ils sont réunis ce mercredi 13 mai 2026 en conférence de presse.
Selon leur président Amadou Gaye, produire du pain est devenu une activité structurellement déficitaire et cette crise menace : la survie de plus de 2500 boulangeries à travers le pays, des milliers d’emplois directs et indirects, la stabilité sociale et la souveraineté alimentaire du Sénégal.
En sus, l’électricité explose, la levure et les améliorations flambent, la farine se raréfie et les fours s’arrêtent faute de Diesel.
La FNBS propose un plan de sauvetage articulé autour de solutions concrètes et intelligentes à s’avoir :
-fixer un pain de référence à 200f CFA pour 210g afin de couvrir les coûts réels
-maintenir les formats sociaux à 150 et 100f CFA pour préserver le pouvoir d’achat.
-suppression de la TVA sur les factures d’électricité
-mise en place d’une tarification spécifique pour les boulangers, reconnaissant le pain comme produit social
-subventions pour l’acquisition de kits solaires et équipements d’efficacité énergétique
-application stricte du décret 22-77
-réactivation des comités techniques régionaux
-création d’une cellule conjointe commerce-environnement-boulangers pour le suivi permanent
-fixation d’un délai maximum de traitement des dossiers administratifs
-la fin du “Far West” réglementaire
-suppression de la TVA sur la farine locale, la levure et les améliorations importés
-liberalisation du marché de la farine pour briser les monopoles
-facilitation pour ouverture de nouvelles minoteries
M. Gaye exige une convocation urgente d’un conseil interministériel avec la participation des ministères clés comme: industrie et commerce; finances; énergie ; environnement ; formation professionnelle ; intérieur.
Le président Gaye appelle à la responsabilité. Les boulangers du Sénégal ont trop attendu.
‹‹ la survie de notre métier, de nos employés et de leurs familles est en jeu. Si des mesures concrètes ne sont pas prises immédiatement, la FNBS déploiera un plan d’actions national, qui impactera la production et la distribution du pain sur tout le territoire ›› a martelé M. Gaye.
La FNBS ne veut pas de confrontation. Elle veut un dialogue sincère, suivi d’effets immédiats . Elle n’acceptera plus l’extinction silencieuse des boulangeries.
“Le pain est la paix sociale. Sauver la boulangerie, c’est sauver la souveraineté alimentaire, c’est sauver la Sénégal. Ne la mettez pas en péril par l’indifférence” conclut-il.
B.S


