Damel Maïssa Fall, président du parti Sunu Naantagé Reew analyse une propose critique et politique de la révision constitutionnelle en cours au Sénégal. Il dénonce une stratégie cachée du parti Pastef derrière cette réforme et met en garde contre les risques politiques que ce changement de la Constitution fait peser sur le Président Bassirou Diomaye Faye.
Selon lui, cette révision fait partie d’un agenda politique pensé par Ousmane Sonko plutôt que d’une réelle volonté institutionnelle.
Ses observations se concentrent sur les enjeux politiques majeurs de cette proposition de loi constitutionnelle (loi n° 17/2026) .
Il avertit que ces bouleversements constitutionnels pourraient fragiliser le Président Diomaye Faye, en réduisant ses prérogatives de manière disproportionnée au profit d’un régime parlementaire ou d’autres instances.
Face à ce passage en force de la majorité à l’Assemblée, il a exhorté les opposants politiques à mieux structurer leur riposte et à jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir.
Pour lui, cette révision semble également traduire des équilibres internes et des luttes d’influence au sein de l’exécutif, risquant de créer une instabilité institutionnelle.
Ce texte, déjà transmis au Conseil constitutionnel, comportait d’ailleurs des éléments repris dans la proposition actuelle. Une situation qui alimente les critiques sur une éventuelle précipitation.
En phase avec les inquiétudes soulevées, il critique le manque de concertation et les zones d’ombre de la réforme, rejoignant ainsi les réserves émises par des constitutionnalistes sur les lacunes rédactionnelles du texte.


