La Coupe du monde s’est conclue sur une finale à sens unique en faveur de l’Espagne qui a dû attendre la prolongation pour sceller son succès face à l’Argentine (1-0 a.p.), dimanche, au MetLife Stadium près de New York. Après 2008 et 2010, la Roja réussit un nouveau doublé historique Euro – Mondial, et a accroché une deuxième étoile sur son maillot.
L’Espagne voit double ! La Roja a remporté la finale de la Coupe du Monde 2026 face à l’Albiceleste (1-0 a.p.), dimanche 19 juillet, au MetLife Stadium près de New York. La sélection espagnole réédite la même performance qu’en 2008 et 2010, lorsqu’elle avait remporté successivement l’Euro puis le Mondial.
Après une cérémonie de clôture notamment animée par Post Malone, Robbie Williams, Laura Pausini ou encore Tom Cruise, place à l’heure et demi de vérité – au moins – sur le rectangle vert entre la bande de Lamine Yamal et celle de Lionel Messi.
Et c’est le jeune Espagnol qui allume la première mèche dans cette finale : servi par une subtile déviation d’Olmo, il tente un plat du pied mais Martinez se couche pour l’empêcher de marquer (5e).
Comme attendu, la maîtrise est rouge en ce début de rencontre. Mais l’Albiceleste a aussi du répondant, avec des interventions parfois à la limite comme sur Porro près de la surface argentine (7e), sur Olmo près du rond central (15e) ou sur Yamal quand il tente une accélération (28e). Face à une Argentine qui ne panique pas, l’Espagne gère la possession. Les duels sont âpres de part et d’autre, un engagement de chaque instant qui se fait pour le moment au détriment des occasions.
Pourtant, quand l’Espagne parvient à accélérer, Oyarzabal sait se montrer dangereux, notamment sur cette frappe à ras de terre sur laquelle le portier argentin doit se coucher (39e). Cucurella essaie ensuite une frappe croisée, mais elle fuit de peu le cadre de “Dibu” Martinez (43e). Ce sera tout pour ce premier acte, attention à ce que les Espagnols ne regrettent pas cette domination stérile.
Martinez infranchissable, Fernandez exclu
La rencontre reprend sur les mêmes bases au retour des vestiaires, après une mi-temps qui a duré plus que les 15 minutes réglementaires habituelles – en raison du show façon Super Bowl validé par la Fifa.
Dès l’entame, Baena récupère une mauvaise relance de l’Albiceleste, mais sa frappe manque de précision et est captée par Martinez (46e). Puis Olmo, sur un débordement, tente de trouver Cucurella en retrait… mais Montiel dégage de peu en corner (56e).
L’emprise espagnole sur le match se fait de plus en plus prégnante, mais elle bute constamment sur le gardien de l’Argentine. Martinez repousse comme il le peut la frappe flottante d’Olmo (64e). Puis il est bien placé pour capter la tête de Torres, parfaitement trouvé sur un centre de Yamal (67e). Les tentatives de Pedri et de Cubarsi ne donnent rien non plus, déviées à chaque fois par le dernier rempart de l’Albiceleste (77e). La tête de Laporte termine, quant à elle, dans les gants de l’infranchissable Martinez (81e).
Si l’Argentine tient bon en défense, elle le doit en grande partie à son gardien. L’Albiceleste est en grande souffrance, mais les vagues rouges se brisent à chaque fois sur le bloc défensif bleu et blanc. Nico Williams tente une frappe en puissance, mais Martinez est encore sur la trajectoire du ballon (90e+3). Dans la foulée, Fernandez est exclu pour un second carton jaune après une faute grossière sur Cubarsi.
Les Argentins vont devoir évoluer en infériorité numérique pour la prolongation à venir, à moins que Yamal ne donne la victoire aux siens sur un coup franc au bout du temps additionnel… mais Martinez – encore -s’allonge pour l’empêcher d’être le héros de ce match (90e+8).
Torres délivre l’Espagne
C’est reparti pour 30 minutes supplémentaires, et l’Espagne ne désespère pas d’ouvrir le score : Pedri trouve sur un centre la tête de Nico Williams, mais Martinez veille toujours au grain (93e). L’Espagne en est à sa 16e tentative, dont 11 cadrées. En face, l’Argentine n’a fait aucune frappe dans ce match.
Largement dominée et réduite à 10, on voit mal comment l’Albiceleste pourrait sortir indemne de cette prolongation… avant que Nico Williams ne fasse trembler les filets argentins. Mais l’arbitre annule le but, visiblement pour une faute peu évidente de Merino sur Otamendi au départ de l’action (95e). L’Argentine s’en sort bien sur ce coup-là.
La chanson “The final countdown” résonne dans le Metlife Stadium à la mi-temps de la prolongation, le compte à rebours de 15 minutes avant les tirs au but débute. L’Espagne ne veut pas s’y risquer, et Torres l’en éloigne : sur une remise de Nico Williams, il reprend de volée et trompe Martinez (1-0, 106e). Avantage logique et délivrance pour la Roja.
De nouveau trouvé dans la profondeur, Torres pense inscrire un doublé mais il est sifflé hors jeu au départ de l’action (114e). Les Argentins tentent de réagir, mais le centre lobé de Messi ne surprend pas Simon (115e). La “Pulga”, très peu trouvé durant la rencontre, tente ensuite une frappe soudaine mais le ballon est dévié par le visage de Merino, complètement sonné (117e). Messi laisse là s’envoler ses espoirs de Soulier d’Or au profit de Kylian Mbappé.
En toute fin de match, Simeone tente un centre dangereux, mais Cubarsi coupe pour empêcher l’Albiceleste d’égaliser (120e). L’Argentine ne reviendra pas dans le match, et l’Espagne peut exulter : elle est championne du monde pour la deuxième fois après 2010.


