À Dakar, ce lundi, le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Dr Bacary Sarr, a rencontré les membres du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS). Nommé le 1er juin dernier, il hérite d’un dossier brûlant : la dégradation des relations entre l’État et la presse privée.
Depuis 2024, les entreprises de presse sénégalaises sont en survie. Des réductions de salaires allant de 10 à 25 % et des licenciements ont été observés dans plusieurs rédactions. Une lettre ouverte, relayée par Xalima en juin dernier, dénonçait des « sanctions politiques » : annulations de conventions publicitaires, gel de créances de l’État et blocage du fonds d’appui à la presse.
Face au ministre, les représentants du CDEPS ont exposé les principaux problèmes : la situation économique des médias, la reprise des contrats publicitaires, la révision du Code de la presse et du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), ainsi que l’épurement de la dette fiscale. Selon Leral, ces points ont constitué l’essentiel des discussions.
En réponse, Bacary Sarr a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à travailler avec les professionnels des médias pour identifier des solutions adaptées. Il a promis un accompagnement des pouvoirs publics.
Les responsables du CDEPS ont salué cette initiative, y voyant un geste d’ouverture et d’apaisement. Ils espèrent désormais des mesures concrètes pour relancer les entreprises de presse.
Les responsables du CDEPS ont salué cette initiative, y voyant un geste d’ouverture et d’apaisement. Ils espèrent désormais des mesures concrètes pour relancer les entreprises de presse.


