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Trois anciens employés de SEN Investment Properties (SIP), filiale immobilière de la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), affirment avoir perdu leur emploi après avoir démissionné dans l’espoir d’être recrutés à la LONASE. Ils soutiennent que cette démarche leur aurait été proposée dans le cadre d’un processus de transfert. De son côté, la direction de SIP rejette catégoriquement cette version des faits et assure n’avoir jamais demandé à ses agents de démissionner.
Selon les informations recueillies par Le Dakarois 221 auprès de l’un des anciens employés concernés, l’origine de cette affaire remonte à une proposition qui aurait été faite aux travailleurs de SEN Investment Properties. D’après leur témoignage, il leur aurait été demandé de quitter leur poste au sein de la filiale afin de signer de nouveaux contrats directement avec la LONASE.

« On nous a demandé de démissionner de la filiale pour intégrer la LONASE. Nous étions treize agents et les treize ont présenté leur démission, convaincus que notre recrutement était acquis », affirme l’un des ex-employés.»
Pour plusieurs d’entre eux, cette décision représentait un risque important. Certains bénéficiaient en effet de contrats à durée indéterminée (CDI) depuis plusieurs années. Estimant que leur intégration à la LONASE n’était qu’une formalité administrative, ils ont accepté de rompre leur contrat avec la filiale.
Trois agents finalement écartés
Toujours selon les témoignages recueillis, la situation aurait pris une tournure inattendue au moment de la signature des nouveaux contrats. Sur les treize agents ayant quitté SIP, dix auraient finalement été recrutés, tandis que trois autres n’auraient pas été retenus, sans qu’une explication officielle ne leur soit communiquée.
Les personnes concernées seraient C. Diop, I. Diop et E. Diop.
« Nous avons tous effectué la même démarche. Nous avons tous démissionné. Pourtant, au moment de finaliser les recrutements, dix personnes ont été retenues et trois laissées de côté. C’est ce que nous ne comprenons pas », déclare l’un des anciens employés.»
Ces derniers affirment se retrouver aujourd’hui sans emploi, après avoir quitté des postes stables sur la base de ce qu’ils présentent comme une garantie de recrutement.
« Nous étions en CDI. Nous avons quitté nos emplois parce qu’on nous avait assuré une nouvelle situation professionnelle. Aujourd’hui, nous nous retrouvons sans contrat », poursuit-il.»
Des interrogations, mais aucune preuve d’un motif politique
L’affaire intervient dans un contexte où certains des ex-agents évoquent également des considérations politiques. L’un d’eux, responsable politique à Grand-Dakar et membre de l’Alliance pour la République (APR), estime que son engagement pourrait avoir influencé la décision de ne pas le recruter.
« Nous avions cheminé ensemble sur le plan politique. Avec les changements intervenus, il y a peut-être eu des incompréhensions ou des divergences », confie-t-il.»
Toutefois, les intéressés reconnaissent ne disposer d’aucun document officiel permettant d’établir un lien entre leur exclusion et leurs opinions ou engagements politiques. Ils affirment simplement avoir appris, à l’issue d’échanges internes entre responsables de la structure et représentants du personnel, que trois agents ne seraient finalement pas repris.
Pour eux, la question essentielle demeure celle des conditions dans lesquelles ces démissions ont été enregistrées.
« Lorsqu’on demande à des salariés de démissionner d’un CDI, une telle démarche doit être sécurisée. On ne peut pas demander à des employés de prendre un tel risque avant d’en retenir certains et d’en écarter d’autres », estime l’un des anciens agents.»
La direction de SEN Investment Properties réfute les accusations
Afin de recueillir la version de toutes les parties, Le Dakarois 221 a contacté la direction de SEN Investment Properties.
La direction indique avoir transmis à notre rédaction les copies des lettres de démission à effet immédiat ainsi que les courriers d’acceptation de ces démissions.
Interrogée sur l’existence d’un éventuel accord ou d’une instruction invitant les employés à démissionner afin d’intégrer la LONASE, la direction apporte un démenti formel.
«« La direction de SEN Investment Properties n’a jamais été informée d’une quelconque demande ou d’un processus consistant à demander aux agents de démissionner pour être recrutés à la LONASE », affirme-t-elle.»
À ce stade, les versions des deux parties restent donc contradictoires. Les anciens employés soutiennent avoir agi sur la base d’une promesse de recrutement, tandis que la direction de SEN Investment Properties nie toute implication dans une telle démarche.
L’affaire pourrait désormais connaître de nouveaux développements si des éléments complémentaires ou des preuves documentaires venaient confirmer ou infirmer les différentes versions avancées.