- 0
- 446 words
Les préparatifs pour le projet de loi de finances 2027 ont débuté mercredi à Dakar, grâce à un atelier dédié à la lettre circulaire du 30 juillet 2026. L’objectif de l’exercice est de permettre aux ministères et institutions d’ajuster leurs besoins en fonction des ressources qu’ils ont à disposition et des priorités établies.
Les premières orientations du budget 2027 sont établies par le gouvernement du Sénégal. On annonce une enveloppe prévisionnelle de 2 451 milliards de FCfa, excluant les frais de personnel, le service de la dette et les ressources externes. Parmi ce total, 1 470,2 milliards de FCfa sont alloués à l’exploitation et 980,7 milliards aux investissements. L’objectif principal du gouvernement est de changer la façon dont les crédits sont alloués. Babacar Cissé, directeur de cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, a plaidé pour une distribution des ressources « plus stratégique ».
L’objectif déclaré est de choisir les actions les plus susceptibles d’avoir un impact important et de restreindre les coûts opérationnels qui ne sont pas prioritaires. Selon les directives suggérées, les économies réalisées devraient être réinvesties dans les secteurs prioritaires. Cette démarche devra s’aligner avec la Stratégie nationale de développement 2025-2029 et le Plan national de transformation « Vision Sénégal 2050 ».
L’autre levier lié au prochain budget porte sur les revenus. L’administration envisage d’accroître la mobilisation des ressources internes, particulièrement grâce à une réforme de l’environnement fiscal et douanier.
Il faut aussi renforcer les stratégies de recouvrement, ainsi que les mesures administratives et fiscales. Selon Babacar Cissé, améliorer le taux de recouvrement est un préalable indispensable pour le financement des politiques publiques. L’élaboration du budget se déroule dans un cadre influencé par des contraintes extérieures : des tensions géopolitiques, une inflation croissante, des conditions de financement plus complexes et un ralentissement des investissements directs à l’étranger. L’augmentation des coûts des céréales et de l’énergie, tout comme les impacts du changement climatique, représentent également des sources de tension.
Dans ce cadre, le gouvernement envisage de réduire le déficit budgétaire à 4,9 % d’ici à 2027. L’itinéraire est fondé sur un contrôle plus strict des dépenses et une collecte de recettes domestiques plus intense. Les initiatives lancées à Dakar doivent désormais favoriser une meilleure définition des nécessités de diverses administrations et la préparation de la prochaine loi de finances, fondée sur une supervision plus rigoureuse des ressources et un classement budgétaire plus structuré.