- 0
- 683 words
Ce dimanche 27 septembre 2026, le Dr Lansana Gagny Sakho, président du Conseil d’administration de l’APIX, a marqué les esprits avec une déclaration percutante dans les médias. Comme invité de l’émission Toute La Vérité menée par Fabrice Nguema, le dirigeant politique et spécialiste en gouvernance économique a ouvertement exprimé ses idées concernant l’état politique et les besoins structurels pressants du Sénégal.
Tel un pavé jeté dans les eaux stagnantes du marigot politique, la sortie de Lansana Gagny Sakho a fait grand bruit en cette fin de semaine. Membre fondateur du parti Kiiraay, ce dernier appelle désormais à une purge sans concession au sein de l’appareil étatique. À l’en croire, le Président Bassirou Diomaye Faye se doit de trancher le nœud gordien de son exécutif en écartant Ousmane Sonko, son Premier ministre, ainsi que les fidèles ralliés à sa bannière, au rang desquels figure le ministre Boubacar Kamara.
Pour le président du conseil d’administration de l’APIX, ce dualisme délétère au faîte du pouvoir engendre des dissensions funestes, condamnant la nation à une instabilité chronique dont les ondes de choc frappent de plein fouet l’économie et le rayonnement du pays. Cette rupture, désormais déclarée, consomme définitivement le divorce entre l’expert en gouvernance et l’orthodoxie du Pastef.
Le cri d’alarme économique : « L’insolence d’un pays pauvre aux atours de nation prospère »
Au-delà des secousses telluriques qui ébranlent l’échiquier politique, le docteur Sakho a dressé un réquisitoire économique d’une sévérité implacable, consigné avec force détails dans une tribune parue en ce même jour. Il y fustige les errances d’un appareil étatique vivant au-dessus de sa propre substance, dans un déni criant de la réalité.
Le train de vie dispendieux du secteur parapublic est au cœur de ses griefs :
Le docteur Sakho a pointé du doigt ces rémunérations et privilèges exorbitants — dont les émoluments oscillent, primes et véhicules de fonction compris, entre quinze et vingt millions de francs CFA mensuels — qui s’érigent en affront face à la modestie du produit intérieur brut du Sénégal.
L’incohérence budgétaire des représentants du peuple n’est guère épargnée :
L’expert s’indigne de cette promptitude parlementaire à s’octroyer des véhicules de fonction au prix unitaire de cinquante millions de francs CFA, alors même que l’État, dans un accès de rigueur, a dû amputer ses budgets d’investissement de cinq cent cinquante-cinq milliards. Face à cette dilapidation, une refonte profonde et rigoureuse des subventions s’impose désormais comme un impératif de survie. Il convient désormais de substituer à l’actuel modèle une rigoureuse sélectivité sociale, en réformant notamment le système des bourses étudiantes. Alors que le Sénégal y consacre annuellement cent vingt milliards de francs CFA dans un élan d’universalisme, la Côte d’Ivoire, en privilégiant le seul mérite, parvient à limiter cette dépense à moins de quarante milliards.
C’est sous l’égide d’un « Pacte de vérité » que le docteur Lansana Gagny Sakho exhorte le pays à son redressement. Pour lui, l’heure n’est plus aux temporisations : le Sénégal doit embrasser une transparence absolue et sceller, avec le Fonds Monétaire International, les réformes courageuses qui s’imposent.
L’érosion brutale des investissements directs étrangers ces derniers mois commande, en effet, de restaurer d’urgence la signature de l’État, afin de rétablir sa crédibilité auprès des partenaires financiers et du secteur privé.
L’appel dominical de M. Sakho résonne tel un avertissement solennel : pour conjurer l’impasse, les gouvernants doivent se parer de courage politique. Il leur appartient de réduire les privilèges indus de la haute administration et de faire entendre à la nation cette vérité fondamentale : la richesse, avant d’être distribuée, doit d’abord être conquise.