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Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rendu sa décision dans le dossier qui oppose Mady Touré à la Fédération Sénégalaise de Football concernant l’élection présidentielle du 3 août 2025.
Dans son verdict, la plus haute juridiction sportive mondiale a décidé de renvoyer le recours de Mady Touré devant la Commission de recours en matière électorale de la FSF. L’objectif: que cette instance fédérale réexamine le dossier sur le fond et rende une nouvelle décision.
Le TAS censure la FSF sur la procédure
Au cœur du litige, Mady Touré contestait la régularité de l’élection présidentielle du 3 août 2025, remportée par Abdoulaye Fall.
Saisie en premier ressort, la Commission de recours de la FSF avait déclaré le recours de Mady Touré irrecevable le 25 août 2025, sans entrer dans l’examen des arguments.
Pour le TAS, c’est une erreur de droit. Selon les arbitres de Lausanne, la Commission aurait dû analyser les moyens soulevés par le candidat concernant les conditions d’organisation et de déroulement du scrutin. Le TAS estime donc que la décision d’irrecevabilité était prématurée.
Un renvoi sans effet immédiat sur l’élection
Le TAS précise que ce renvoi n’a aucune incidence immédiate sur les résultats de l’élection du 3 août 2025.
Abdoulaye Fall reste donc, à ce stade, le président élu de la FSF.
La balle est désormais dans le camp de la Commission de recours de la FSF. Elle devra instruire à nouveau le dossier, entendre les arguments de Mady Touré et statuer sur le fond, en se conformant strictement aux motivations et considérations de la décision du TAS.
Un nouveau round institutionnel s’ouvre
Ce renvoi relance donc la procédure à l’interne. La Commission de recours dispose maintenant de la latitude pour analyser les griefs: respect des textes, parrainages, déroulement du vote, etc.
A l’issue de cette nouvelle délibération, deux issues sont possibles: confirmation de l’élection d’Abdoulaye Fall, ou annulation du scrutin et organisation d’un nouveau processus.
En attendant, le football sénégalais entre dans une nouvelle phase d’attente. Après plusieurs mous de tensions, le TAS a choisi de renvoyer la décision aux instances fédérales, en leur demandant d’appliquer le droit jusqu’au bout.
*Mbaye Jacques DIOP journaliste et formateur
