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L’ex-président sénégalais place son avenir politique international en jeu ce vendredi 21 août 2026, à New York. Face à une première élection blanche très défavorable, il est indispensable qu’il se reprenne lors du second scrutin indicatif pour la succession d’António Guterres.
Suite à la première élection du 30 juillet dernier, Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle dirigeante de la Cnuced, avait obtenu le plus grand nombre de votes. Macky Sall, l’unique représentant ouest-africain aux côtés de l’Ougandais Olara Otunnu, s’efforce de se positionner malgré une concurrence sud-américaine intense, la région revendiquant la position en vertu de la règle tacite d’alternance géographique. Plusieurs États membres font également campagne pour qu’une femme dirige pour la première fois l’organisation.
Les 15 membres du Conseil, rassemblés à New York en séance privée, devront attribuer de manière confidentielle à chacun des candidats l’un des trois jugements suivants : « encourage », « décourage » ou « aucune opinion ». L’objectif de cette démarche est de favoriser la montée d’un candidat préféré, tout en encourageant les participants ayant moins de soutien à se désister.
Pour remporter la victoire, le candidat sélectionné doit obtenir au minimum neuf votes positifs sans essuyer de refus de l’un des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), avant que son nom ne soit présenté à l’Assemblée générale. Tandis que les inclinations des puissances majeures demeurent indéterminées, le délégué russe à l’ONU a insinué que d’éventuelles nouvelles candidatures pourraient voir le jour en situation d’impasse prolongée.
En plus de Macky Sall et Rebeca Grynspan, le panel des candidats s’étend à l’ancienne cheffe de la diplomatie du Guyana Carolyn Rodrigues-Birkett, à l’actuel directeur de l’AIEA Rafael Grossi, à l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, l’équatorienne María Fernanda Espinosa, ainsi qu’à sa concitoyenne Ivonne A-Baki.