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La Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) a signé ce mardi 08 septembre une Convention avec l’UMS (Union des Magistrats du Sénégal) dans le cadre du projet JUS-DER. Un partenariat qui vise à promouvoir l’inclusion économique, l’insertion professionelle et la prévention de la récidive par l’Entreprenariat .
Utiliser la justice comme un outil pour l’insertion et la réinsertion. Le but du projet Jus-DER, lancé par l’Union des magistrats du Sénégal et la DER/FJ, est précisément cela.Un accord de collaboration a été conclu entre les deux institutions, visant spécialement à soutenir les ex-détenus et les étudiants en droit.
Selon Dr Abdoulaye Niane, délégué général de la DER/FJ, la question va au-delà du simple point de vue financier. « La détention est fréquemment stigmatisante, mais elle représente également une interruption significative dans le trajet professionnel et individuel », a-t-il fait remarquer, soulignant l’importance de fournir des moyens pratiques pour aider les bénéficiaires à se réinsérer socialement.
Ainsi, la DER/FJ s’engage à mettre à la disposition de tous ses services avec des conditions de financement très encourageantes : un taux d’intérêt réduit à 5 %, des garanties considérablement minimisées — voire absentes pour certaines demandes —, associées à des formations personnalisées.
L’emphase est mise sur la rigueur de la gestion ; il ne sera pas question d’octroyer des financements sans un suivi rigoureux. Étant donné que le fonds mobilisé provient du secteur public, le remboursement représente un devoir tant moral que légal. « On doit désormais s’abstenir de publier des fonds pour des profils qui n’appréhendent pas totalement l’ampleur des défis », déclare Mr Cheikh Ba, président de l ’Union des magistrats du Sénégal (UMS) .
Ainsi, l’apport des magistrats sera sollicité afin de sensibiliser les candidats aux procédures réglementaires, aux démarches administratives et aux enjeux juridiques liés à la direction d’une entreprise.
De plus, un travail de sélection minutieuse sera réalisé en étroite coopération avec l’Administration pénitentiaire. L’objectif est de repérer préalablement les profils admissibles dans les divers services pour former des groupes de bénéficiaires prêts à rejoindre le programme dès leur libération.
L’objectif de cette collaboration est explicite : transformer le chômage et l’exclusion sociale en une véritable indépendance économique grâce à l’acquisition de connaissances, l’accès au crédit et l’accompagnement.
Plus qu’une simple lutte contre la récidive, c’est une lutte de longue haleine contre la stigmatisation et l’exclusion sociale qui commence. Accorder une seconde chance est un devoir, mais fournir les outils pour l’implémenter demeure la clé du succès.
Un programme qui favorise la formation, le soutien et l’intégration professionnelle et sociale.