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A travers un communiqué, l’ONG ADHA constate avec préoccupation que, malgré les réformes engagées, de nombreux travailleurs continuent de faire face à des situations dans lesquelles leurs droits professionnels et sociaux ne sont pas pleinement respectés.
Selon Adama Mbengue & Cie, un pays qui veut retenir sa jeunesse doit d’abord garantir la dignité de ceux qui travai lent. Malheureusement, regrettent-ils, plusieurs jeunes Sénégalais ont quitté le pays après avoir été confrontés au chômage, à la précarité ou à des expériences professionneles marquées par le non-respect de leurs droits. Un nouveau Code du travail ne doit pas être un texte de plus.
L’État doit renforcer substantiellement les moyens humains, matériels, financiers et les prérogatives des Inspections du effectifs et aux suites prévues par la loi, souligne ADHA, appelant à une réforme profonde du système de protection sociale, ainsi qu’à un audit indépendant et rigoureux du recouvrement, du suivi des cotisations et de la gestion des droits sociaux des travailleurs. Avant d’attirer l’attention sur une dérive préoccupante : l’utilisation de la proximité politique comme moyen de construire un réseau d’influence ou une forme de protection face aux responsabilités professionnelles et sociales.
Et, à ceux qui pensent que la transhumance politique, les réseaux ou la proximité avec le pouvoir peuvent constituer un bouclier, ADHA rappelle une évidence : La Politique n’est pas une immunité juridique Rappelant que ADHA poursuivra son travail de documentation, d’alerte et de défense des droits des travailleurs, sans considération de statut, de fortune ou de proximité politique, ils insistent sur le fait que le traque le travailleur ne demande pas de faveur : il exige l’application de la loi et la loi ne doit connaître ni parti, ni réseau, ni rang social.