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Antonio Guterres condamne l’arrestation de 4 membres de la MINUSCA par la gendarmerie centrafricaine

by Italvina
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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a condamné mercredi fermement l’arrestation de quatre membres de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) chargés de la protection rapprochée du Chef d’état-major de la Force de la MINUSCA.

Ils ont été arrêtés par la gendarmerie centrafricaine à Bangui lundi 21 février devant les installations de l’aéroport international de Bangui-M’poko, alors qu’ils venaient d’accompagner le Chef d’état-major en partance pour la France.

« Le Secrétaire général souligne que, conformément à l’Accord sur le statut des forces de 2014 entre l’Organisation des Nations Unies et le Gouvernement de la République centrafricaine relatif à la MINUSCA, ces membres de la MINUSCA bénéficient de privilèges et d’immunités qui leur sont accordés dans l’intérêt de l’Organisation des Nations Unies », a souligné le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, dans une déclaration à la presse.

« Le Secrétaire général rappelle que l’Accord sur le statut des forces de 2014 établit une procédure spécifique dans les cas où des membres de la MINUSCA sont soupçonnés, par les autorités de la République centrafricaine, d’avoir commis une infraction. Le Secrétaire général note que cette procédure n’a pas été suivie dans le cas présent », a-t-il ajouté.

Manipulation de l’opinion publique

Le chef de l’ONU a appelé le gouvernement de la République centrafricaine « à respecter toutes ses obligations en vertu du droit international, y compris l’Accord sur le statut des forces, et à remettre sans condition et sans délai ces personnels de la MINUSCA ». Il a réaffirmé la solidarité et le soutien continus des Nations Unies à la République centrafricaine.

Mardi, la MINUSCA avait regretté cet incident et condamné vivement « son instrumentalisation sur les réseaux sociaux, dans une tentative de manipulation de l’opinion publique ». La Mission a rejeté « catégoriquement les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

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