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Le président du Parti pour le Grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, s’en prend au pouvoir exécutif, à Pastef et à l’opposition parlementaire. Dans une tribune publiée sur X ce mercredi 14 octobre 2026, il dénonce ce qu’il qualifie de « coup d’État parlementaire » et appelle les opposants à boycotter définitivement l’Assemblée nationale.
Le président du Parti pour le Grand Sénégal (PGS), Doudou Ka, hausse le ton dans le débat sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Face aux tensions suscitées par les auditions des commissions d’enquête parlementaires, le responsable politique met en cause aussi bien le pouvoir exécutif que l’opposition parlementaire, qu’il juge coresponsables de la situation institutionnelle actuelle.
Dans sa tribune publiée sur le réseau social X, il reproche aux différents acteurs politiques de dénoncer aujourd’hui une situation à laquelle ils auraient eux-mêmes contribué. « Vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-mêmes ! », lance-t-il, en rappelant que les commissions d’enquête parlementaires ont été créées le 20 août 2026 à l’unanimité des députés.
Un « coup d’État parlementaire » dénoncé
Au cœur des critiques de Doudou Ka figure la situation entourant l’exercice de la présidence de l’Assemblée nationale depuis le 26 mai 2026. Selon lui, les conditions dans lesquelles cette présidence est exercée seraient contraires à l’article 54 de la Constitution.
Le leader du PGS affirme avoir dénoncé, dès l’apparition de cette situation, ce qu’il qualifie de « coup d’État parlementaire ». Il met notamment en cause le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, à qui il reproche de ne pas avoir exercé ses prérogatives constitutionnelles pour y mettre un terme.
À ses yeux, le pouvoir exécutif a laissé perdurer une situation irrégulière présumée et doit désormais en assumer les conséquences politiques et institutionnelles.
Pastef et l’opposition parlementaire dans le viseur
Doudou Ka réserve également ses critiques à l’opposition parlementaire. Il affirme avoir appelé les députés opposants à boycotter les travaux de l’Assemblée nationale et à privilégier une stratégie de « résistance républicaine ».
Selon son analyse, la participation aux débats et aux votes des lois aurait contribué à légitimer une institution dont certains contestent aujourd’hui le fonctionnement.
Le président du PGS estime ainsi que les opposants ne peuvent dénoncer les dysfonctionnements qu’ils évoquent tout en continuant à prendre part aux activités parlementaires. Il les invite à tirer les conséquences politiques de leurs positions en rompant définitivement avec l’institution actuelle.
Les commissions d’enquête accusées d’empiéter sur les prérogatives de la justice
L’autre volet de la tribune concerne le rôle des commissions d’enquête parlementaires. Doudou Ka s’inquiète de leur intervention dans des dossiers qui, selon lui, relèvent déjà de la justice.
Il leur reproche notamment de réclamer des pièces complémentaires et de procéder à des auditions sur des affaires judiciaires, sans disposer, estime-t-il, de l’expertise nécessaire pour mener de telles investigations.
« Ce n’est plus du contrôle, c’est une instrumentalisation des institutions », dénonce-t-il, mettant en garde contre ce qu’il considère comme une utilisation excessive du principe de transparence.
Pour le responsable politique, le contrôle parlementaire ne doit pas se transformer en intervention dans le domaine judiciaire. Il préconise plutôt de s’appuyer sur les rapports de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE) et sur les décisions rendues par les juridictions compétentes.
Dissolution de l’Assemblée nationale : Doudou Ka mise sur 2027
Face à ce qu’il considère comme une impasse institutionnelle, le président du PGS renouvelle son appel au boycott définitif de l’Assemblée nationale par les forces d’opposition. Il fait de la dissolution de l’institution une exigence politique et réclame l’organisation d’élections législatives anticipées en 2027.
« Le peuple doit avoir le dernier mot, et il doit l’avoir maintenant », soutient-il.
Doudou Ka estime que la composition de l’Assemblée nationale actuelle ne reflète plus suffisamment la diversité des sensibilités politiques du Sénégal. Il plaide ainsi pour la mise en place d’une nouvelle Assemblée, qu’il souhaite plus représentative et inclusive.
Selon lui, un renouvellement de l’institution permettrait de rétablir un cadre de contrôle parlementaire qu’il juge plus légitime et de replacer les commissions d’enquête dans une démarche de transparence au service du développement national.
À travers cette prise de position, le président du PGS relance le débat sur les rapports entre l’Exécutif, le Parlement et la justice, tout en appelant l’opposition à adopter une ligne politique plus radicale face à la situation qu’il dénonce.