Le ministre des finances et du Budget a annoncé ce samedi en marge de la journée de l’excellence de l’IEF de Nioro dont il était le parrain, des crédits additionnels de l’ordre de 1 milliard de nos francs pour l’agence nationale de l’état civil. Le thème de ladite cérémonie portait justement sur la problématique du défaut d’acte de naissance pour certains élèves.

Parrain de la journée de l’excellence de l’inspection de l’éducation et de la formation ( IEF) du département de Nioro, Amadou Moustapha Ba, l’argentier de l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens pour récompenser les 103 acteurs dudit secteurs dont 76 élèves récompensés à cette occasion.

Toutefois la grande annonce de sa part concerne l’agence nationale de l’état civil . Il a révélé qu’une demande d’un rallonge budgétaire d’un milliard est diligentée auprès de ses services pour renforcer ses actions notamment en assurant la disponibilité des actes de naissance partout sur le territoire national “ Si dans la loi des finances initiale 2024 , les crédits inscrits de ladite agence pour un montant de 600 millions de francs CFA, se sont avérés insuffisants, je soumettrai à l’arbitrage du Chef de l’Etat la demande de crédits additionnels d’un milliard FCFA formulée par mon collègue des collectivités territoriales, de l’aménagement et du développement des territoires” a t-il indiqué en assurant que la requête allait être satisfaite par le président de la république.


Un vibrant plaidoyer que le parrain de la manifestation a largement justifié.” Le défaut d’enregistrement à la naissance équivaut pour l’enfant, puis pour l’adulte , à une inexistence juridique totale.. Cela peut mener à une exclusion sociale, car dépourvu d’état civil, l’individu est privé de ses droits les plus fondamentaux, comme le droit à l’éducation, le droit à la santé, les droits politiques comme celui de voter ou de se faire élire, ou encore l’accès à la propriété et la liberté d’entreprendre “ a-t-il argumenté.


Auparavant l’inspecteur adjoint de l’IEF de Nioro avait fait savoir que près de 5000 enfants dans ladite circonscription administrative étaient dépourvus d’acte de naissance. Ce chiffre est évalué à près de 60000 à l’échelle nationale.




