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Ce jeudi 1er octobre, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, s’est présenté devant la presse pour dresser un état des lieux, entre réformes ambitieuses et horizons incertains, du secteur des hydrocarbures. Cette allocution, prononcée alors que la nation s’interrogeait sur la récurrence des délestages et sur l’opacité entourant le système « Woyofal », se voulait une réponse aux inquiétudes légitimes de la cité.
Conscient des « incompréhensions » qui assaillent les usagers, le ministre a réitéré son engagement, de concert avec la Senelec, à dissiper les zones d’ombre par une pédagogie accrue. Sans fard, M. Abdourahmane Diouf a mis en lumière la dualité d’une crise complexe, dont les racines plongent aussi bien dans l’immédiateté des aléas que dans la profondeur des déficits structurels. « Ce sont ces maux, conjuguant l’imprévu et la persistance, qui ont engendré les dix-huit jours de tourment que nous avons traversés en septembre », a-t-il confié, désignant, parmi ces stigmates conjoncturels, la défaillance impromptue de certains équipements névralgiques. S’agissant des pesanteurs structurelles, il souligne le poids écrasant de la facture pétrolière, alors même que les installations indispensables à la transition vers le gaz font encore cruellement défaut.
À l’en croire, la Senelec s’épuise financièrement dans l’acquisition d’un gasoil onéreux, faute d’avoir pu parachever les infrastructures gazières promises à un avenir plus économique.
Afin de desserrer l’étreinte de cette dépendance aux combustibles les plus dispendieux, l’État investit désormais le champ des infrastructures énergétiques. Le ministère a d’ailleurs officialisé, dès septembre, le déploiement du premier segment du Réseau gazier du Sénégal, trait d’union destiné à convoyer, à terme, la manne gazière vers les foyers de production électrique et les bastions industriels. Abdourahmane Diouf atteste d’une accélération des travaux ; il évoque notamment l’échéance de 2027 pour la centrale de Gandon, tandis que la mise en service du projet West African Energy se profile, selon ses dires, pour le mois de novembre prochain.
Selon le ministre, l’objectif à moyen terme de ces infrastructures est de minimiser les problèmes liés à la production d’électricité et d’améliorer la disponibilité de l’énergie.
Devant les préoccupations des clients, Abdourahmane Diouf prône la patience et souligne les changements initiés dans l’industrie.
« Ce que nous prions les Sénégalais de comprendre, c’est que nous sommes actuellement en transition d’un monde ancien, caractérisé par des défis et des incertitudes, vers un nouveau monde », a-t-il exprimé. Le ministre de l’Énergie compte sur divers projets dans le domaine de l’énergie et du gaz entrepris afin d’atteindre graduellement une amélioration durable de la fourniture d’électricité au Sénégal.