La Banque mondiale a approuvé, ce 14 juillet 2026, un second financement additionnel de 119,6 millions d’euros, équivalent à 140 millions de dollars, en faveur de la République duSénégal, dans le cadre du Projet de Connectivité des Zones de Production Agricoles dans le Nord et le Centre du Sénégal (PCZA). Mobilisé à travers l’Association internationale de développement (IDA) et complété par une contribution de 2 millions de dollars du gouvernement du Sénégal, ce soutien porte l’investissement total du projet à 470,8 millions de dollars, au bénéfice direct d’environ 570 000 personnes.
Ce financement consolide les acquis du projet, qui a déjà permis la construction et la mise à niveau de 414 km de routes intégrant une résilience renforcée et l’amélioration de l’accès aux services socio- économiques pour 350 000 personnes. Il étendra ces résultats à deux corridors économiques clés reliant Koussanar à Koumpentoum et Tambacounda à Dianké Makha, où l’agriculture et l’élevage constituent les
principales sources d’activité. En facilitant l’accès aux bassins de production, aux marchés et aux infrastructures communautaires, le projet devrait favoriser de nouvelles opportunités d’emploi et de revenus, en particulier pour les jeunes, les femmes entrepreneuses et les acteurs des chaînes de valeur agricole. Aligné sur la Vision Sénégal 2050 et la Stratégie nationale de développement 2025-2029, il soutient une croissance territoriale plus inclusive, résiliante et créatrice d’emplois.
« Lorsqu’une route relie un bassin agricole à un marché urbain, elle raccourcit bien plus qu’un trajet : elle permet à un producteur de mieux valoriser sa récolte, à une entrepreneuse d’accéder à de nouveaux débouchés et à une communauté de saisir davantage d’opportunités économiques. Elle permet également l’accès à l’école, aux centres de soins et à d’autres services essentiels, accélérant ainsi le développement
humain des communautés qu’elle dessert. C’est cette dynamique que ce financement entend soutenir », a déclaré Djibrilla Issa, Directeur de division pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée- Bissau et la Gambie.
Le projet s’articule autour de trois axes. Le premier porte sur la construction de 171 km de routes revêtues et de 104 km de pistes en latérite, avec des caractéristiques de résilience climatique intégrées. Le second prévoit la réalisation d’infrastructures communautaires dans un rayon de 5 km des routes construites, notamment des plateformes de transformation agricole destinées aux femmes, des aires de stockage, des
aires de marché, des points d’eau et des équipements scolaires et sanitaires. Le troisième est consacré au renforcement des capacités institutionnelles des acteurs en matière de sécurité routière et de gestion du patrimoine routier, à travers la formation et l’acquisition d’outils de gestion et de contrôle répondant aux standards internationaux.
En reliant environ 221 000 habitants des deux nouveaux corridors aux marchés régionaux et aux services essentiels, ce deuxième financement additionnel contribuera à renforcer les dynamiques économiques locales et à faciliter l’intégration des producteurs ruraux dans des chaînes de valeur plus performantes en phase avec l’initiative AgriConnect. La mise en œuvre est confiée à l’Agence des Travaux et de Gestion
des Routes (AGEROUTE), sous la tutelle du ministère des Infrastructures.


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