×

La cour de justice de la Cedeao a statué hier à Abuja sur la loi de parrainage au Sénégal, une réponse au recours introduit par l’Union Social Libéral (USL) de Me Abdoulaye Tine. La cour de justice de la Cedeao ordonne au Sénégal de supprimer la loi parrainage dans un délai de 6 mois, elle juge que le parrainage est une loi d’éviction qui viole des droits civils et politiques des électeurs et des formations politiques.

Après l’adoption de la loi de parrainage le 19 avril 2018, modifiant le code électoral au Sénégal, plusieurs partis de l’opposition conduit par Me Abdoulaye Tine et des membres de la société civile en désaccord avec la majorité, avaient choisi d’introduire un recours auprès de la cours de justice de la Cedeao, pour demander une annulation de cette loi. Une réponse qui a pris du temps pour arriver, 2 ans déjà, mais qui est désormais là. La cours de justice de la Cedeao a répondu favorable à la requête des partis de l’opposition et les organisations de la société civile. De sources crédibles, hier annoncent le verdict du principal organe de justice de la Cedeao, ordonnant au Sénégal de supprimer la loi de parrainage dans un délai de 6 mois. Une nouvelle bien accueillie par les principaux requérants.

Une victoire pour l’opposition

Me Aboulaye Tine (USL) s’est confié chez nos confrères de Dakaractu : « Effectivement, c’est la cour de justice de la CEDEAO qui a rendu ce verdict en demandant à l’État du Sénégal de supprimer cette loi. Nous avons été informés que c’est l’Union sociale libérale qui a gagné, comme quoi Macky Sall a six mois pour retirer cette loi sur le parrainage. » L’ex premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye qui s’est vu empêcher de prendre part l’élection 2019 pour défaut de parrainage, évoque plutôt une crise de légitimité du président de la république Macky Sall, il cite:« Il faut rappeler que le recours contre le parrainage a été introduit avant l’élection présidentielle de 2019. Cette dernière est entachée de graves irrégularités dès lors que le principe de libre participation à l’élection n’est pas respectée. L’illégitimité est prouvée ».

Reste à savoir si le Sénégal est tenu à l’exécution de cette injonction ordonnée par la cour de justice de la Cedeao. Me Ousmane Seye n’a pas tardé de réagir « La cour n’a pas compétence de demander au Sénégal d’abroger une loi régulièrement adopté par ses députés (…) Si tel est le cas cela est un excès de pouvoir ». La majorité va certainement soulever l’argument de la souveraineté pour ne pas se voir obliger de suivre les consignes de la cour de justice de la Cedeao.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Auteur/autrice

asylla306@gmail.com

Publications similaires

SeptAfrique: Deuxième Édition Forum sur l’Entrepreneuriat et l’Emploi (F2E)

Ce 05 août, Mouhamed Fall Al Amine, promoteur et organisateur évènementiel , PDG de SeptAfrique Groupe, a fait face à la presse....

Lire la suite
Collectif Ño Lank

Augmentation de la subvention de l’État sur l’électricité : quelques précisions

Nous saluons la décision de l’État d’augmenter la subvention allouée à la SENELEC. Cette mesure traduit une volonté de préserver la stabilité...

Lire la suite

Finances publiques : La Banque mondiale accorde 340 milliards de FCFA au Sénégal

Ousmane Diagana a indiqué avoir informé le chef de l’État de ce nouvel appui financier, précisant que l’accord devait être paraphé dès...

Lire la suite

JOJ Dakar 2026: La vente des billets démarre ce jeudi sur une plateforme en ligne

Les billets pour les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 sont disponibles à partir de ce jeudi 6 août. Le...

Lire la suite

Tivaoune : Le centre hospitalier Elhadj Malick Sy, prêt à accueillir ses premiers patients le 10 Août

Le Centre Hospitalier National El Hadji Malick Sy de Tivaouane (CHNESMT) ouvrira officiellement ses portes le lundi 10 août 2026 à partir...

Lire la suite