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Ce samedi 5 septembre 2026, les rues de Castors à Jet d’eau ont vibré au rythme d’une colère citoyenne qui couvait depuis des mois. À l’appel du tout nouveau collectif « 30 jours pour le juste prix », des centaines de Sénégalais ont battu le pavé pour dire « STOP » à la flambée vertigineuse du coût de la vie.
Ce n’est pas l’ambiance habituelle des jours de marché. Aujourd’hui, les visages sont graves, mais déterminés. Pancartes en carton brandies à bout de bras, sifflets à la bouche, les premiers marcheurs se rassemblent. Sur les slogans, un mot d’ordre revient en boucle : « Le juste prix ».
L’ambiance est pacifique, mais l’exigence est ferme. Mené par les figures de proue du collectif, dont son porte-parole Bathie Drissy, le mouvement se veut strictement citoyen et apolitique. Pour le collectif, cette marche est l’aboutissement d’une campagne de sensibilisation intense débutée à la fin du mois d’août. Avec pour objectif pousser l’État et les acteurs économiques à rompre le silence et à sévir contre les spéculations abusives.
En marchant, le collectif prouve que le boycott citoyen et la pression de la rue sont désormais des armes incontournables pour les consommateurs sénégalais. Portée sur les réseaux sociaux par l’initiative #consommateurs221, la frustration digitale s’est transformée cet après-midi en une réalité physique et sonore. Électricité, loyer, carburant, viande, riz… Plus aucun secteur n’épargne le portefeuille des ménages. « On ne vit plus, on survit », lâche une mère de famille, le front perlé de sueur, venue marcher avec ses deux enfants. « Aller au marché est devenu une épreuve d’angoisse quotidienne.
Cette marche, n’est que la première étape d’un plan de 30 jours qui promet de faire trembler les lignes. Le message envoyé aujourd’hui aux autorités est limpide : le peuple sénégalais a faim de justice sociale, et il ne compte plus se taire.