Cheikh Tidiane Gadio et les candidats dits spoliés, réunis au sein du Front démocratique pour une élection inclusive (FDEI), ont fait face à la presse ce dimanche 18 février pour se prononcer sur la décision du conseil constitutionnel le 15 février actant la reprise intégrale du processus électoral.
Les membres du front, qui se disent nombreux à avoir été spoliés de leur droit de participer à l’élection présidentielle, estiment que le Conseil constitutionnel a levé toutes les ambiguïtés.
En effet, les candidats en question soutiennent que cette reprise intégrale du processus invalide toutes les décisions prises concernant l’élection présidentielle du 25 février 2024.
Selon le front, « les décisions de validation ou d’exclusion de candidatures lors du dépôt des dossiers sont nulles et non avenues. Les prétendants écartés comme ceux toujours en lice seraient à “remettre à zéro ».
Le (FDEI) conteste aussi dans sa déclaration les analyses relayées par certains médias étrangers, qui prétendent à tort que le Conseil a prescrit la tenue du scrutin d’ici début avril. Pour lui, une telle “marche forcée” ne ferait qu’aggraver les tensions.
Enfin, le front invite le président de la république Macky Sall comme l’a indiqué le conseil constitutionnel à “une concertation nationale” suivie d’une élection présidentielle apaisée, démocratique, transparente et inclusive… « Dans les meilleurs délais ».
Awa Diop


