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Le président de la transition visite le village de Seytenga au Burkina Faso

by Italvina
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Le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, s’est rendu mercredi au village de Seytenga en deuil. Au Burkina Faso, le président de la transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, s’est rendu mercredi au village de Seytenga, frappé violemment par une attaque djihadiste qui a fait 86 morts le week-end dernier.

Le massacre du village de Seytenga est le deuxième plus grave de l’histoire de l’insurrection burkinabè, qui a débuté en 2015 lorsque des djihadistes ont lancé des raids transfrontaliers depuis le Mali.

_ »Nous sommes venus pour vous exprimer dans un premier temps la douleur, et puis notre compassion à l’endroit des habitants de la localité de Seytenga. (…) Ce qu’il s’est passé ici c’est quelque chose d’inimaginable pour des populations désarmées qui ne demandent qu’à vivre » a déclaré_le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba devant les survivants du massacre de Seytenga.

En s’adressantaux forces armées, le président de la transition a précisé « Ce n’est pas aujourd’hui que nous devons baisser les bras. J’étais ici en 2015 et 2016 et ça continue jusqu’à maintenant parce que quelque part nous n’avons pas su trouver la bonne réponse. Nous sommes en train d’envoyer de nouvelles formes de réponse et nous sollicitons l’accompagnement de tous, quelque soit le niveau de fatigue ou de blessure que nous avons. »

Samedi soir, pendant plusieurs heures, des hommes armés ont traversé sans encombre le village de Seytenga, tirant, brûlant et pillant, ont-ils déclaré. Mercredi, les autorités ont annoncé sept morts supplémentaires, portant le nombre de tués à 86, alors que l’État sahélien entamait trois jours de deuil.

Le bilan de Seytenga n’est dépassé que par celui de l’attaque de Solhan, dans le nord-est du pays, en juin dernier, qui a fait 132 morts, selon un bilan officiel. Selon des sources locales, 160 personnes sont mortes.

La colère suscitée par l’attaque de Solhan et par un raid à Inata qui a tué 57 gendarmes cinq mois plus tard a contribué à alimenter un coup d’État militaire en janvier.

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