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L’octroi du vaste projet de l’hôpital des Parcelles Assainies par la municipalité de Dakar met en évidence la société Global Service Equipment (GSE). Confrontée aux besoins d’un Sénégal en constante évolution, l’entreprise est chargée d’une mission essentielle pour la souveraineté de la santé : fournir une infrastructure hospitalière de niveau 3 qui respecte strictement les normes internationales. La décision d’opter pour la Ville de Dakar et Global Service Equipment (GSE) a été prise pour concrétiser son objectif en matière de santé publique le plus onéreux de l’année.
Un homme orchestre les activités au cœur de ce grand essaim humain : Moustapha Ndiaye, le chef de projet désigné par GSE. Coiffé de son casque immaculé, les plans techniques serrés contre lui, cet ingénieur aguerri a pris le parti de rompre avec les usages séculaires du bâtiment, morcelant l’édifice en treize micro-chantiers souverains. « Dans l’urgence qui nous étreint, la linéarité devient notre pire ennemie. Le salut réside dans l’autonomie absolue et la simultanéité des labeurs », confie Moustapha Ndiaye au détour d’une inspection. Chaque fragment de cette vaste entreprise, désormais dévolu à une équipe propre et à son chef de file, s’affranchit du reste.
Cette organisation, en compartiments rigoureusement étanches, se veut un rempart contre les caprices du destin : une avanie technique survenue en un point ne saurait désormais paralyser l’ascension des douze autres. « Si la maternité se heurte aux contraintes du coffrage, l’unité des urgences ou celle de la radiologie poursuivent leur course, indifférentes, à leur propre cadence », souligne le directeur des travaux, artisans de cette mécanique de précision. Sous sa supervision, les équipes adoptent la stratégie du « Fast-Tracking » où le second œuvre s’installe dès que les fondations d’un bloc sont validées associée à des rotations humaines étendues en 2×8 ou 3×8 pour rentabiliser chaque heure disponible.
Une main-d’œuvre sénégalaise au front
Sur le plan humain, la structure des effectifs répond à une double exigence fixée par les autorités municipales : la promotion active de l’emploi local et le respect des normes internationales.
Les travailleurs de nationalité sénégalaise forment l’écrasante majorité du personnel, représentant plus de 90 % des forces vives du chantier. Conformément aux engagements pris auprès de la Ville de Dakar, les ouvriers qualifiés, maçons, ferrailleurs, coffreurs et électriciens ont été massivement recrutés au Sénégal, avec une priorité absolue accordée aux jeunes de la commune des Parcelles Assainies et de la banlieue dakaroise.
L’encadrement intermédiaire témoigne également de cette valorisation des compétences nationales : la totalité des 13 chefs de chantiers de blocs sont des ingénieurs et techniciens supérieurs sénégalais.
« C’est une fierté de démontrer que l’ingénierie sénégalaise est capable de piloter des projets d’une telle envergure. Nos équipes sont survoltées et conscientes de l’impact social de cet hôpital » , déclare Moustapha Ndiaye avec insistance.