Les concessionnaires du nettoiement ont décrété un nouveau mot d’ordre de grève pour exiger le paiement des 14 milliards de FCFA que l’État du Sénégal leur doit.
Les concessionnaires du nettoiement observent depuis hier, lundi 19 février 2024, un nouveau mot d’ordre de grève pour le paiement des 14 milliards de FCFA que l’État du Sénégal leur doit. Ainsi, les rues, coins et les points de collectes autorisées institués par la Société nationale de gestion intégrée des déchets (Sonaged) ne vont pas être débarrassés des tas d’ordures qui jonchent les rues.
L’évacuation des ordures à tout le temps été un problème sérieux pour les habitants de la capitale Sénégalaise. Malgré les nombreux efforts et programmes des autorités pour maintenir Dakar et sa banlieue propres. Rares sont les quartiers qui bénéficient de deux rotations de camions de collectes par semaine. La quantité de déchets ménagers produits quotidiennement est estimée à 30 000 tonnes.
« Nous avions des arriérés de facture du semestre de l’année 2022 qui, nous ont suivi jusqu’en 2023. Après plusieurs rencontres avec les autorités depuis le mois de juillet 2023 et qui nous avaient donné une réponse ferme et définitive sur la question du règlement des arriérés de factures jusqu’au 30 juin 2023 et le solde du semestre de l’année 2023 au plus tard le 15 janvier 2024… Et sur cet accord, les banques ont donné des avances sur des attestations de créances de chaque concessionnaire arrêtées au 30 juin 2023. Cependant à notre grande surprise certaines banques nous ont fait savoir qu’à la fin de ce mois-ci tout paiement crédité sur le compte de ces concessionnaires sera bloqué jusqu’à remboursement total de la dette, ce que nous saurons acceptés », martèle Babacar Diallo secrétaire général collectif des concessionnaires du nettoiement du Sénégal.
M. Babacar Diallo, souligne que « Lors de notre dernière rencontre le 15 janvier 2024 avec le ministre des Finances et du Budget, nous avons les accords sur le paiement intégral de la dette de 2023 sur le budget initial de 2024 avant le 20 janvier afin de solder intégralement la dette, l’émission d’une lettre pour nous désengager des banques par rapport aux avancées sur facture, paiement des factures courantes de 2024 le 15 suivant chaque fin de mois. Depuis lors, nous n’avons vu aucun changement de la situation. On a fait des alertes avec des communiqués pendant plus de deux semaines pour éviter un éventuel arrêt de travail, mais nous avons noté que le problème persiste ».

Selon lui, « la majorité des concessionnaires sont encore dans l’incapacité financière de continuer à assurer le service normalement. On a beau serrer la ceinture pour éviter tout arrêt durant l’appel des Layennes. Eu égard à toutes ces difficultés invoqués, nous sommes à l’arrêt à compter de ce jour jusqu’au paiement intégral de la dette du second semestre de l’année 2023 et l’élaboration urgente d’une lettre de confort allant dans le sens de doter toute éventuelles responsabilités, de remboursement par les concessionnaires pour les crédits contractés vers les banques sur instructions de l’État ».


