- 0
- 658 words
Ce samedi 29 août 2026, les éco-citoyens de l’université du Sine- Saloum Elhadj Ibrahima Niasse se mobilisent pour reverdir le campus de l’USSEIN. Une journée significative de reforestation de ses zones pédagogiques et agricoles. Le projet a engagé les éco-citoyens du Groupe Saloum Environnement (GSE) ainsi que du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal (REC-SN), en collaboration avec l’USSEIN et le département des Eaux et Forêts.
Le samedi dernier, le campus pédagogique de l’USSEIN s’est mué en un vaste atelier de sylviculture. Par cette journée de reboisement, l’université aspire à redonner souffle à la terre, tout en parant les lieux d’un écrin de verdure propice à l’épanouissement de sa communauté estudiantine et professorale.
Sous l’égide de Khamath Kama, environnementaliste et directeur du Groupe Saloum Environnement, également coordonnateur national du REC-SN, cette initiative s’inscrit dans le sillage de la campagne nationale de reboisement 2026. L’œuvre a été placée sous le thème évocateur « Des plants aux arbres, la responsabilité aux communautés », portée par une devise qui en souligne l’exigence : « Reboiser, c’est bien ; faire pousser, c’est nous .»
L’entreprise fut conduite selon la rigoureuse méthode dite « 3PE », une articulation en quatre temps — préparation, plantation, protection et entretien — témoignant d’une volonté de ne point réduire le reboisement au geste éphémère de la mise en terre, mais de veiller avec constance à la pérennité et à l’épanouissement des jeunes pousses. Devant le campus, les organisateurs ont dessiné une ordonnance en « T », mariant la haute stature des essences d’ombrage, tels le Peltophorum et le Terminalia mantaly, à la grâce ornementale du Filao.
Les sujets à haute tige, issus des pépinières du Réseau national des éco-citoyens, jouissent d’une protection vigilante : ils sont ceints de gabions en fer grillagé, hautes armures de deux mètres et dix centimètres, façonnées avec soin par le Groupe Saloum Environnement afin de préserver l’intégrité de ces hôtes sylvestres. L’initiative a essaimé jusqu’aux confins des terres arables de l’université. En un geste hautement symbolique, le Moringa, sacré arbre parrain, a été mis en terre sous les auspices conjugués de la préfète du département de Guinguinéo, du recteur de l’USSEIN et des édiles de Mbadakhoune, Khelcom Birane, Ourour et Fass, tous unis par cet élan collectif de reboisement. Par-delà l’acte de planter, les organisateurs ont solennellement rappelé l’impérieuse nécessité de veiller à la pérennité de ces jeunes pousses ; une vigilance que le professeur Diégane Diouf, recteur de l’institution, place désormais au cœur des défis à relever.
Pour répondre à cette exigence, des mesures pragmatiques ont été actées : grâce au concours précieux de l’Agence nationale de la reforestation et de la Grande Muraille verte (ANRGMV), l’université s’est dotée de tricycles spécifiquement aménagés, pourvus de réservoirs et de systèmes d’arrosage, gages de la survie de cette forêt naissante.La surveillance des jeunes pousses s’intensifiera sous l’égide de la communauté. Amath Ndour, figure de proue du REC-SN à Mbadakhoune et notable du village de Paffa, s’est vu confier la garde vigilante de ces terres au nom des éco-citoyens. Sa mission, empreinte de dévotion, l’astreint à scruter l’essor des plants et à sonner le glas de toute menace risquant d’en contrarier l’épanouissement.
Par ce déploiement, l’USSEIN et ses alliés aspirent à parer le campus d’une parure de verdure, tout en ancrant le reboisement dans une pérennité nourrie par la ferveur collective. Car, par-delà le geste inaugural de mettre en terre, le défi véritable réside désormais dans l’art de protéger, de cultiver et de voir s’élever ces sentinelles de bois.