×

Encore célébrée dans un contexte marqué par les effets profonds de la pandémie de la Covid-19 et un secteur de la pêche en Afrique l’Ouest en eaux troubles, la journée mondiale des Droits de la Femme a été l’ocassion pour les femmes transformatrices de poissons du Sénégal d’interpeller l’ Etat du Sénégal sur leur reconnaissance juridique et la fermeture des usines de farine et d’huile de poisson.

Au Sénégal, la transformation de produits halieutiques n’est toujours pas légalement reconnue comme un métier à part entière.Le 8 mars marque la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. Cette date symbolique est choisie par les transformatrices de produits halieutiques pour améliorer leurs conditions de travail et d’existence.

« En ce jour spécial, nous demandons à l’Etat la reconnaissance juridique du statut des femmes transformatrices de poissons et la fermeture des usines de farine et d’huile de poisson », plaide la présidente du Réseau des femmes de la pêche artisanale du Sénégal (Réfepas), Diaba Diop, dans un communiqué de Greenpeace.

Selon l’ONG britannique, ces usines privent les femmes transformatrices de poissons, de leur travail et de leur principale source de revenu. De plus, elles constituent une menace pour la consommation locale.

Partant de ce constat, Greenpeace appelle le gouvernement sénégalais à suivre l’exemple de la Mauritanie qui a commencé à restreindre l’utilisation de certaines espèces de poisson propres à la consommation humaine dans la production de farine de poisson.

« Greenpeace attire l’attention des autorités sénégalaises qu’il y va de la survie socio-économique de centaines de milliers d’acteurs de la pêche en attente d’actes forts de leur État », lit-on dans la note.

Citant un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO, sigle en anglais), l’ONG signale que ces installations industrielles « menacent les moyens de subsistance de 600 mille travailleurs du secteur de la pêche artisanale ». A contrario, « elles ne comptaient que 129 travailleurs permanents et 264 temporaires en 2018, généralement recrutés parmi la population locale ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Auteur/autrice

cledenou10@gmail.com

Publications similaires

SeptAfrique: Deuxième Édition Forum sur l’Entrepreneuriat et l’Emploi (F2E)

Ce 05 août, Mouhamed Fall Al Amine, promoteur et organisateur évènementiel , PDG de SeptAfrique Groupe, a fait face à la presse....

Lire la suite
Collectif Ño Lank

Augmentation de la subvention de l’État sur l’électricité : quelques précisions

Nous saluons la décision de l’État d’augmenter la subvention allouée à la SENELEC. Cette mesure traduit une volonté de préserver la stabilité...

Lire la suite

Finances publiques : La Banque mondiale accorde 340 milliards de FCFA au Sénégal

Ousmane Diagana a indiqué avoir informé le chef de l’État de ce nouvel appui financier, précisant que l’accord devait être paraphé dès...

Lire la suite

JOJ Dakar 2026: La vente des billets démarre ce jeudi sur une plateforme en ligne

Les billets pour les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 sont disponibles à partir de ce jeudi 6 août. Le...

Lire la suite

Tivaoune : Le centre hospitalier Elhadj Malick Sy, prêt à accueillir ses premiers patients le 10 Août

Le Centre Hospitalier National El Hadji Malick Sy de Tivaouane (CHNESMT) ouvrira officiellement ses portes le lundi 10 août 2026 à partir...

Lire la suite