En ce jeudi 30 juillet 2026, le Conseil de sécurité des Nations unies a rendu public un premier scrutin informel, destiné à départager les postulants à la succession d’António Guterres au sommet de l’institution. Si cette consultation, circonscrite aux quinze membres du Conseil, esquisse une hiérarchie parmi les prétendants, elle ne saurait toutefois préfigurer l’issue ultime de cette haute instance diplomatique.
Lors du vote consultatif du Conseil de sécurité de l’ONU, l’ancien chef d’État sénégalais Macky Sall a reçu 6 voix de soutien, le plaçant ainsi en 5ème position dans la course à la succession d’António Guterres. D’après les reportages des journalistes de Reuters, Mike Waltz, l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies, a souligné que le vote était confidentiel après la réunion et a déclaré : « Nous laisserons le processus faire son chemin… » « Nous requérons un secrétaire général capable de réformer cette institution pour en accroître l’efficacité, l’ajuster à sa mission et en renforcer la pertinence sur le plan international. »
António Guterres, en provenance du Portugal, sera remplacé par les aspirants au poste lorsqu’il se retirera à la fin de l’année actuelle après avoir accompli deux mandats quinquennaux.Le futur dirigeant succédant à Guterres sera chargé de redynamiser une organisation actuellement en difficulté et en déclin de prestige. Cela se produit dans un contexte où surgissent des pressions grandissantes pour réformer ce que les détracteurs décrivent comme une bureaucratie pléthorique et onéreuse, en vue de limiter la redondance des agences.
Au cours des scrutins indicatifs, qui comportent plusieurs tours, les membres du Conseil de sécurité sont sondés à travers un vote secret sur leur point de vue vis-à-vis de chaque postulant : « soutenir », « décourager » ou « ne pas avoir d’avis ».


