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L’inauguration du Pacte national pour l’accélération du financement des femmes entrepreneures, le mardi 20 octobre 2026 à Dakar, n’a pas simplement constitué une déclaration d’intentions du FONGIP. L’événement a été ponctué des discours puissants de la représentante d’ONU Femmes et du représentant des banques, qui ont chacun exposé leur perspective sur comment concrétiser les engagements de ce pacte en résultats économiques quantifiables.
ONU Femmes : « Transition de l’aide financière vers une véritable puissance économique durable »
En s’adressant à l’auditoire, la représentante d’ONU Femmes au Sénégal a souligné le besoin impérieux d’une démarche coordonnée. Elle a célébré cet accord comme une comme une réponse structurelle à un problème systémique : en Afrique subsaharienne, bien que les femmes affichent l’un des taux d’entrepreneuriat les plus élevés au monde, plus de 70 % d’entre elles souffrent d’un manque criant de services financiers adaptés. Elle a applaudi cet accord comme une réponse systématique à une problématique de fond : dans la région subsaharienne, même si le taux d’entrepreneuriat féminin est l’un des plus hauts au monde, plus de 70 % de ces femmes sont confrontées à un déficit sérieux de services financiers appropriés. Pour l’agence onusienne, cette alliance nouée avec le FONGIP constitue un levier décisif pour affranchir les femmes du poids des pesanteurs sociales et des entraves structurelles, qu’il s’agisse de l’accès à la terre ou de l’archaïsme des garanties traditionnelles. Sa représentante a insisté avec vigueur sur ce point : l’émancipation féminine ne saurait se réduire à une simple charité ou à une modeste subsistance ; elle s’impose désormais comme le moteur souverain de la « Vision Sénégal 2050 ». En irriguant de capitaux les entreprises portées par des femmes, c’est tout l’édifice financier qui s’engage à bâtir une croissance inclusive, féconde et une société enfin réconciliée avec l’équité.
« Le risque est levé, nous nous engageons à financer »
En écho, les représentants des institutions bancaires ont tenu à dissiper les malentendus entourant leur rôle. Longtemps désignées à la vindicte pour la rigueur impénétrable de leurs conditions d’octroi, ces bastions du crédit perçoivent désormais ce nouveau pacte comme un catalyseur précieux, ouvrant la voie à une ère de collaboration féconde. Mettant ainsi en avant le rôle de bouclier du FONGIP : grâce aux mécanismes de garantie renforcés et aux sous-fonds dédiés, le risque de défaut de paiement est considérablement atténué pour les banques. Le représentant a affirmé que l’engagement des banques n’est plus un vœu pieux, mais une démarche pragmatique. Avec ce pacte, les banques s’engagent à adapter leurs produits financiers, à simplifier le parcours client pour les PME féminines et à collaborer étroitement avec les structures d’accompagnement (comme l’Adepme) pour valider des modèles de prêts basés sur les flux de trésorerie plutôt que sur le patrimoine immobilier.
En associant l’exigence de justice sociale portée par l’ONU Femmes à la rigueur pragmatique des banques, le FONGIP réussit à créer un cadre solide où la finance se met enfin au service de l’impact réel.