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Ce mercredi 23 septembre 2026, les employés de la société LanSar Auto et leurs partisans ont organisé une conférence de presse. Ils ont évalué que l’homme d’affaires Mouhamadane Sarr, aussi connu sous le nom de Dane Sarr, fait l’objet d’un harcèlement intense. Outre la mise en garde à vue depuis le 13 janvier 2025, le gouvernement du Sénégal a saisi 97 véhicules, en passant par l’Office national de récupération des biens criminels (Onrac). Une circonstance que les partisans de Dane Sarr considèrent comme arbitraire.
Faisant suite à précédent point de presse du mois d’août 2026 dans les locaux de la structure, le collectif a tenu à informer l’opinion sur les récentes découvertes concernant les vingt- sept véhicules de la société LanSar Auto achetés par la primature auprès de L’ONRAC.
Pour rappel, l’office national de recouvrement des avoirs criminels à procéder à la saisie de 97 véhicules de la société LanSar Auto. Pourquoi le collectif des soutiens de Dane Sarr parlent de 97 véhicules ? Selon eux , c’est par ce que tout simplement au moment de la saisie l’Onrac a saisi des véhicules appartenant à des banques de la place notamment la SGBS, la banque Atlantique, la BOA, ALIOS, entre autres.
L’Onrac a aussi saisi 21 véhicules appartenant à la direction du matériel et du transit administratif (DMTA ) sur une commande globale de 30 véhicules pour un montant total de 554 010 000 fcfa. Puisque le montant total du marché est encaissé par l’Onrac, le collectif considère plus de 21 véhicules mais plutôt 30 véhicules. Ce qui fait qu’au lieu de parler de 88 véhicules saisis officiellement par l’Onrac, le nombre entier s’élève à 97 véhicules. Le collectif des soutiens de Dane Sarr pensent qu’il manque au minimum 21 véhicules. Ils estiment que l’Onrac a organisé trois ventes aux enchères :
1- le 08 mai 2025 où il vendu 14 véhicules pour un prix total de 513 500 000 fcfa alors que la valeur réelle de ces véhicules est de 814 000 000 fcfa.
2 – le 18 septembre 2025 en vendant 10 véhicules pour un montant de 262 000 000 fcfa, alors ces véhicules coûtent 459 000 000 fcfa
3- le 31 mars 2026 pour 5 véhicules à 161 000 000 fcfa au lieu de la valeur réelle qui est de 241 000 000 fcfa.
Donc pour le collectif qui apporte son soutien à Dane Sarr, il devrait rester 58 véhicules. L’Onrac a restitué à la DMTA 21 véhicules. Elle vendu à la primature hors vente aux enchères 27 véhicules. Ce qui , selon eux est en porte à faux avec les lois du Sénégal. À ce jour , 10 véhicules restent introuvables. Le collectif base son argumentaire sur trois thèses selon la législation du Sénégal.
1 – les véhicules vendus par l’Onrac sont juridiquement qualifiés de biens d’occasions.
2- les textes régissant la commande publique et la gestion du patrimoine bâti et non bâti de l’Etat sénégalais prohibent l’acquisition de véhicules d’occasions par les institutions publiques et les ministères. L’administration doit obligatoirement acheter des équipements neufs auprès de concessionnaires agréés.
3- l’Onrac à pour mission de valoriser et de vendre aux enchères des biens meubles ou des voitures confisqués dans le cadre de procédures pénales.
De ce fait, il y a une incompatibilité réglementaire stricte entre les statuts de l’Onrac et les règles de la comptabilité publique.
Par conséquent, le collectif conteste la légalité de l’opération de l’Onrac et demande aux autorités compétentes de bien vouloir tout mettre en oeuvre pour éclairer l’opinion sur cette opération.
Le collectif demande aux investigateurs de creuser davantage cette affaire afin de jouer pleinement leurs rôles . Pour eux , Mouhamadane Sarr a une garantie de représentation, à défaut d’un non- lieu , ils souhaitent du ministre de la justice une liberté provisoire.Pour rappel Dane Sarr a été placé sous mandat de dépôt le 13 janvier 2025 pour les chefs d’inculpation suivants :
- Association de malfaiteurs
- Escroquerie sur les deniers publics portant sur un montant provisoire de 13 610 088 725 fcfa
- Faux et usage de faux en écriture publique
- Faux et usage de faux en écriture privées de commerce ou de banque et blanchiment de capitaux.