- 0
- 388 words
La transparence de l’action publique est au cœur d’une nouvelle passe d’armes institutionnelle au Sénégal. Le Forum du Justiciable, par la voix de son président Babacar Ba, a publiquement interpellé le Premier ministre, Al Amine Lô, concernant ses récentes déclarations relatives à la gestion de son prédécesseur, Ousmane Sonko, actuel président de l’Assemblée nationale. L’organisation de la société civile conteste la méthode de communication de l’exécutif, qu’elle juge contraire aux principes républicains de reddition des comptes.
Un débat institutionnel autour du principe de transparence
Le différend trouve son origine dans les récentes interventions du chef du gouvernement. Al Amine Lô a fait état de la découverte, au sein de la Primature, d’actes qualifiés de « hors norme » sous le magistère d’Ousmane Sonko, sans toutefois en préciser la nature juridique ou administrative. Pour le Forum du Justiciable, cette posture communicationnelle, qualifiée de « stratégie du sous-entendu », crée une ambiguïté préjudiciable à la clarté du débat public.
Convergence des contestations et défi de l’opposition
Cette prise de position de la société civile s’inscrit dans un contexte de vive contestation, marqué par une levée de boucliers de l’opposition sur ce même dossier. Les critiques de Babacar Ba font notamment écho aux récentes déclarations de l’ancien Premier ministre Amadou Ba. Ce dernier a publiquement défié Al Amine Lô de publier l’intégralité des documents et rapports administratifs attestant des prétendues irrégularités imputées à la gestion d’Ousmane Sonko, dénonçant un jeu d’allusions infondées.
La société civile face aux exigences de la rupture
Face à ce climat de tension, le Forum du Justiciable plaide pour un arbitrage axé sur l’éclairage objectif des citoyens. L’organisation rappelle que la reddition des comptes, pilier de la gouvernance vertueuse prônée par les nouvelles autorités, doit impérativement s’opérer dans un cadre juridique strict, transparent et documenté. Pour préserver la crédibilité des institutions, la société civile invite ainsi à substituer les procédures légales et les preuves tangibles aux joustes verbales et aux calculs de politique politicienne.